Samedi soir, les Hurlus ont quitté la pelouse du Canonnier sous les sifflets

MOUSCRON Habituellement mis en avant pour leur patience et leur soutien inconditionnel, les supporters de l'Excelsior de Mouscron n'ont pas apprécié la nouvelle prestation décevante de leurs favoris samedi soir face à La Gantoise. Il faut dire que cette fois, les Hurlus ont dépassé les bornes. Certes, comme le soulignait leur entraîneur au terme de la rencontre, la différence de talent était indiscutable mais est-ce une excuse valable ?

Les saisons précédentes, les Mouscronnois étaient souvent parvenus à pallier le manque de talent par un engagement sans faille à domicile. Samedi, face à Gand, ce fut loin d'être le cas. Après le penalty concédé pour une faute de main de Teklak, la grande majorité de l'équi- pe a fait preuve d'un fatalisme inquiétant. Plus de duels remportés, pas la moindre initiative et surtout pas un signe de révolte comme si les hommes de Gil Vandenbrouck acceptaient, sans broncher, ce premier revers à domicile de la saison.

D'où viendra la solution ? C'est sans doute la question que se pose le coach des Hurlus qui assurait être disposé à céder sa place si les Mouscronnois ne montraient pas un autre visage lors des deux prochaines rencontres. Mais est-ce vraiment l'entraîneur qui pose problème dans ce groupe ?

On peut en douter. On a plutôt l'impression que certains joueurs ne sont pas vraiment impliqués ou qu'ils n'ont pas le niveau pour évoluer au sein de l'élite. L'arrivée de quelques renforts comme Matthieu Assou-Ekotto et Mickaël Niçoise donnera certainement un deuxième souffle à la formation frontalière. C'est en tout cas le secret espoir entretenu par les dirigeants mouscronnois qui multiplient les tests avec cette semaine la venue d'un défenseur iranien (Mohammed Nostrati), d'un médian brésilien (Guilherme Finkler) et d'un médian malien (Koly Kanté).

En attendant de connaître l'issue de ces essais, les Hurlus pourront toujours compter sur les retours de Geoffray Toyes et de Kevin Hatchi pour la prochaine échéance à Roulers. Une rencontre où la défaite sera interdite sous peine de se faire rejoindre par des équipes comme Mons et Beveren et d'occuper la place peu enviable de barragiste devant le Lierse.

Décidément, les temps sont durs sur les bords de la frontière française et plus seulement sur le plan financier...



© La Dernière Heure 2007