Christophe Dessy et Albert Cartier avec des motifs de satisfaction

TUBIZE "Nous avons commis des bêtises qui nous ont coûté force et énergie. Il est difficile de jouer à dix contre onze pendant les trois quarts d'un match. Mais l'équipe a montré un changement d'état d'esprit. Cela n'a pas suffi. Dans notre situation, on ne peut pas se permettre de commettre des fautes, de laisser quelques détails se jouer à notre désavantage."

Christophe Dessy ne retirait donc pas que du négatif de cette défaite, la première depuis qu'il a pris la tête de l'équipe : "J'ai vu une équipe qui a lutté pour son maillot."

Il mettait ainsi entre parenthèses le geste de dépit de Diane : "Il n'y a pas de problème de ce côté-là. Je peux comprendre, en tant que compétiteur, ce genre d'attitude. Certains savent cacher leur mécontentement. D'autres moins facilement. Les caractères entiers ne me dérangent pas."

Albert Cartier ne se montrait, bien sûr, pas euphorique : "Nous n'avons pas prouvé que nous étions supérieurs à Mons. À dix, nos adversaires ont été supérieurs dans la maîtrise et la gestion du ballon mais nous avons une certaine capacité à rester organisés même s'il faut mettre un bémol à cette belle organisation puisque nous encaissons, à nouveau, très rapidement un but après notre ouverture du score. Une défaite nous aurait mis dans une position difficile, pas impossible - j'ai pu voir la saison passée, à Mons, qu'il n'existe pas de situation impossible. Une défaite aurait été difficile à gérer psychologiquement par des garçons qui n'en ont peut-être pas l'habitude."

Les Tubiziens partiront resserrer leurs liens dans les Vosges pendant la trêve.



© La Dernière Heure 2008