BRUXELLES Patrick Wachel a très bien connu les deux gauchers puisqu'avant de les côtoyer à la Raal, où il était l'adjoint d'Ariel Jacobs, il les avait eus en mains en équipe nationale, chez les jeunes. «Yannick un peu plus tôt, vu que Serge était encore français à cette époque. Ils se sont retrouvés alors que l'un était à Anderlecht et l'autre à Lille.»

Chacun dans leur style, ils ont des qualités. «Yannick a une vivacité au-dessus de la moyenne mais il lui est parfois difficile d'être aussi efficace au moment de la dernière passe. Serge est excessivement rapide, même s'il a un peu moins d'explosivité que son camarade. Mais il est peut-être un peu plus complet techniquement. Si bien qu'ils sont fort proches l'un de l'autre qualitativement.»

Sur le plan humain, ils tendent aussi à se ressembler. «Yannick est un bon vivant mais il a compris l'année dernière que le football était quelque chose de sérieux. Serge est quant à lui un professionnel jusqu'au bout des ongles. Peut-être un peu plus mature. Mais ils ont tous les deux envie de progresser, une envie qu'ils continuent de montrer actuellement. Ils sont jeunes encore et avec les années, ils vont forcément emmagasiner de l'expérience, ce qui les rendra plus fort. Ce ne sont pas des costauds et à cause d'une musculature un peu trop légère, ils sont plus souvent enclins à se blesser. Mais pour moi, s'il y a un domaine où ils doivent encore s'améliorer, c'est sur la dernière passe, mais aussi la dernière frappe.»

Il n'est peut-être pas très logique de les retrouver dans des clubs qui luttent pour leur survie en D 1. «Pour jouer dans un bon club, il faut toujours un petit peu de chance. Etre là au bon moment. A leur âge, et quand on sait que tous les noyaux sont revus à la baisse, ils doivent déjà être contents d'être professionnels. Beaucoup de joueurs de cet âge-là n'ont pas cette chance. Mais sur leurs qualités, bien sûr qu'ils pourraient jouer plus haut.»

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