Même si les décideurs veulent conserver tout l’aspect humain de la fonction, il est grand temps de passer à l’aide technologique


BRUXELLES Entre les entraînements et les matches de préparation avec La Gantoise, Jacky Munaron est un spectateur attentif du Mondial. “Une chose me ravit : les pays à visage négatif sont rentrés à la maison. Je pense essentiellement à la Suisse et plus grave encore, à la Serbie. Pourtant, cette équipe recélait assez de talent ! Jovanovic and co sont classés au rang des déceptions.

Par contre, je me délecte quand je suis les prestations d’équipes comme celles du Japon, du Paraguay et du Chili. Ils osent jouer. Réduits à dix et menés à la marque, les Chiliens ont encore tenté d’inverser le cours des événements face aux Espagnols. Cela change beaucoup par rapport au passé; les soi-disant petits pays venaient boucher leur goal à dix. On voit cela de moins en moins, à juste titre puisque ces formations qui se veulent positives sont souvent récompensées.

Même le Mexique aurait peut-être mérité un autre sort hier pour son début de match. Les erreurs des gardiens ? Ne dit-on pas que l’erreur est humaine ? Les keepers sont toujours dans l’œil du cyclone alors que je remarque que de nombreuses passes n’arrivent pas ou encore que des grands frappeurs, tel un Cristiano Ronaldo, ne marquent pas. Le ballon, l’altitude, la densité des pelouses : les données sont différentes par rapport à l’Europe; tout cela joue.

Enfin, le problème de l’arbitrage qui fut encore mis de façon criante en évidence hier. Même si les décideurs veulent conserver tout l’aspect humain de la fonction, il est grand temps de passer à l’aide technologique ! Tout va tellement plus vite à l’heure actuelle qu’il faut assister les referees. Le temps de la discussion sur le premier goal argentin aurait largement suffi au quatrième arbitre pour jeter un œil sur la vidéo. Et pensez-vous que les Anglais sont heureux aujourd’hui ?”

© La Dernière Heure 2010