Ariël Jacobs est toujours aussi carré dans sa communication. Jamais un mot n’est prononcé plus haut qu’un autre et la prudence est de mise. Pas étonnant donc de l’entendre énoncer des clichés comme "la confiance ne peut pas virer à l’arrogance" ou encore "il faut rêver mais en étant conscient de la réalité".

Ariël, comment se passent vos débuts à Valenciennes ?  

"Mon bilan personnel est mitigé bien que raisonnable au point de vue des résultats. Face à Evian-Thonon-Gaillard, nous méritions un nul voire mieux mais certainement pas une défaite. Cela m’aurait permis d’afficher un bilan sans revers. Nous visons le maintien et l’essentiel reste à faire."  

Le championnat belge ne vous manque-t-il pas ?  

"Je ne suis pas très loin, même si je dois avouer ressentir un certain dépaysement. Pas d’un point de vue humain mais culturellement, c’est un univers différent. La mentalité française est plus cool que la belge ou la danoise. Parfois, je dois secouer le cocotier."  

Le football est également différent…  

"L’idée qu’ont les Belges du jeu français est tronquée ou révolue. Nous gardons en mémoire les grandes équipes du passé mais la Ligue 1 est devenue plus physique, plus engagée, plus organisée. J’avais une image plus frivole du football français. Souvent, les équipes se basent sur un bloc rigoureux et des reconversions rapides."  

Vous êtes-vous senti perdu à votre arrivée ?  

"Je connaissais la Ligue 1 de par ses grandes équipes et sa proximité avec la Belgique. Une chance que je n’avais pas au Danemark."  

Se moque-t-on de votre accent belge ?  

"Certainement mais c’est le jeu. Nous nous moquons bien de celui des Français, non ?"