Jacobs le Placide

Football

Propos recueillis par Thomas Busiau

Publié le

Jacobs le Placide
© Photonews

Ariël s'habitue, sans faire de vagues, à son costume de second

ANDERLECHT Ce samedi, Ariël Jacobs retrouvera Lokeren où il avait entamé la saison dernière dans le costume de T1 avant d'être viré à la fin octobre et de rejoindre Mouscron, qu'il conduira au maintien, en février. L'occasion de faire le point sur sa nouvelle vie d'adjoint.

Ariël Jacobs, pouvez-vous d'abord décrire les limites de votre fonction de T2 ?

"Cela va de l'échange de vues avec l'entraîneur à l'organisation de parties d'entraînement, à celle de phases arrêtées en fonction de la préparation du match, au scouting ou encore au débriefing du match, du moins si le timing le permet."

Un ensemble de tâches auxquelles vous vous attendiez ?

"Oui. À quelques détails près, c'est ce qui avait été convenu avant mon engagement et ce que je demandais, moi aussi, à mon adjoint."

Certains aspects de ce nouvel environnement vous ont-ils surpris ?

"On sent la grandeur du club. Le staff, plus étoffé, permet un travail plus spécifique. Chacun est plus professionnel dans son rayon d'activité là où, dans un autre club, on se répartit des tâches que l'on maîtrise moins."

Avez-vous connu des problèmes d'adaptation à ce nouveau rôle ?

"Il m'a fallu le temps pour tourner le bouton qui existe entre être responsable et être adjoint. Je n'évoque pas là les attributions mais simplement la manière de raisonner. Désormais, je n'organise plus mais je reçois des ordres. La première semaine, j'ai été très passif. J'ai d'abord observé, ce qui fut très bénéfique, pour que le staff parle le même langage. Cette période m'a permis de m'adapter aux vues de l'entraîneur qui a sa philosophie du foot. Cela va de mieux en mieux même s'il faut prendre le temps pour avoir le bon réflexe au bon moment."

Comment décririez-vous la relation qui vous lie désormais à Franky Vercauteren ?

"J'espère qu'elle deviendra la plus professionnelle possible. Le but d'un T2 est de savoir ce que le T1 a en tête. C'est pour cela qu'un coach bosse souvent avec le même adjoint. Il faut du temps mais j'espère que ce laps sera le plus court possible."

Quels étaient vos rapports avec Franky Vercauteren avant de travailler ensemble ici ?

"Nous avions simplement été rassemblés une ou deux soirées autour d'un projet de foot pour jeunes. Nous n'avions donc pas d'affinités humaines ni d'affinités du jeu puisque nous ne connaissions pas nos principes réciproques, hormis ce que l'on voyait à travers les matches de l'autre."

Être choisi par Anderlecht fut donc une surprise ?

"Oui. Et la décision de partir de Mouscron n'a pas été facile à prendre car je m'y sentais bien. Mais quand un grand club vous demande, il y a toujours ce contexte défi."

Vous ne devez pas toujours être d'accord sur tout ?

"Aucun coach n'aspire à ce que son adjoint dise oui pour lui faire plaisir. Ce ne serait pas bénéfique aux prestations de l'équipe. Il faut simplement accepter, si l'on annonce quelque cho- se, que la décision contraire soit prise. C'est la condition de base d'un travail d'équipe. Comme pour les joueurs, on n'a pas toujours les mêmes affinités mais, à 20 h le samedi, nous gardons le même objectif."



© La Dernière Heure 2007

Vos articles Sports

Newsletter Sports+

Fil info