Depuis son arrivée, Igor De Camargo a toujours obtenu, au pire, le nul

SCLESSIN " Pour un Brésilien qui débarquerait aujourd'hui en Belgique, c'est déjà le plein hiver", relate Igor De Camargo qui s'est désormais habitué à notre climat.

Une accoutumance qui ne va pas l'empêcher de rejoindre son pays natal durant les fêtes de fin d'année. "J'ai une énorme admiration pour Nivaldo, mon père. Comme chaque année, ce retour va me permettre de jouer avec lui. Quand on évolue ensemble, j'ai l'impression qu'il oublie les autres joueurs pour me chercher à chaque fois ! C'est un milieu de terrain qui distille d'excellentes passes. Seul Wambi peut rivaliser avec lui en Europe !"

Justement, un garçon comme le Montois mérite une surveillance rapprochée, non ? "Il se montre souvent très dangereux dans les petits espaces. Nous devrons vraiment limiter son rayon d'action et éviter qu'il enchaîne avec des frappes. Les conseils, il n'en est pas avare et je les ai toujours écoutés. Un défaut ? Son jeu de tête."

"Même si j'ai déjà marqué ainsi, il ne faut pas trop me demander de sauter", intervient l'intéressé laissant son ami poursuivre sur leur façon commune d'aborder les périodes de blessures durant lesquelles ils ont affiché la même attitude. "Sourire est en nous. Il nous aide à supporter les mauvais moments. Ce qui ne veut pas dire que nous ne traversons pas des périodes délicates. Mais, quand tel est le cas, nous nous retranchons dans la solitude afin de ne pas transmettre ces ondes négatives à notre entourage ou à nos coéquipiers."

Des petits effets négatifs sans méchanceté, De Camargo aimerait en déposer dimanche soir sur les godasses de son ancien coéquipier. Avec qui il ne sera pas vraiment en contact direct. "Même s'il est toujours agréable de croiser la route d'un ami, c'est bien ainsi. Comme cela, je ne devrai pas me méfier de ses petits ponts !"

Au Tondreau, Igor s'investira afin de progresser dans son retour au premier plan. "Mon physique n'est pas encore optimal, j'essaye donc de compenser par une intelligence de placement qui permet de s'économiser. Mais j'aimerais par-dessus tout prolonger mon brevet d'invincibilité depuis que j'ai débarqué à Sclessin."



© La Dernière Heure 2006