Jankovic et le Standard n’ont plus que les playoffs 1 pour sauver leur saison.

Vous avez dit bête noire ? Cela fait plus de cinq ans que le Standard n’a plus gagné contre Westerlo, que les Liégeois accueilleront dimanche soir à Sclessin.

La dernière victoire rouche contre les Campinois remonte au 10 septembre 2011 (1-0 grâce à un penalty de Berrier à la 88e minute). Depuis, les deux clubs se sont affrontés à six reprises. Bilan : quatre partages (dont celui décroché de justesse au match aller cette saison) et deux défaites.

Les deux défaites, c’était la saison passée. Les hommes de Yannick Ferrera s’étaient d’abord inclinés (1-2) à Sclessin alors que Westerlo s’y déplaçait avec le statut de lanterne rouge. Ce revers avait fait basculer les Standardmen à la dernière place du classement général. En bord de Meuse, tout le monde s’en souvient. La deuxième défaite, c’était au Kuipje (2-0), mi-février. Ce 0 sur 6 (comme celui contre Saint-Trond) avait grandement contribué à la non-qualification pour les playoffs 1.

Aleksandar Jankovic ne s’est pas privé de le rappeler en prélude du match de dimanche.

"Je ne sous-estime pas Westerlo", commente l’entraîneur rouche. "Cette équipe a gagné à Anderlecht, a partagé contre Gand et a joué des matches serrés contre Zulte Waregem et Genk. On n’a pas le droit de sous-estimer qui que ce soit. Tu ne peux pas viser les playoffs 1 si tu ne sais pas prendre les trois points à domicile dans ce genre de match."

Avec les éliminations en Coupe de Belgique et en Europa League, le Standard n’a plus que le championnat pour sauver sa saison. Une compétition dans laquelle il est mal engagé… si on part de l’idée qu’il ne recevra pas les trois points qui lui tendaient les bras à Charleroi.

"L’élimination en Coupe d’Europe augmente la pression en championnat. Cela dit, l’objectif reste le même, à savoir jouer les playoffs 1, et cela fait un moment qu’on n’a plus de joker. Mais j’aime vivre avec cette réalité-là. J’essaie de provoquer l’état de concentration et d’application qui va de pair chez les joueurs."

Quant à savoir si l’élimination européenne aura d’autres conséquences, en terme de départs au mercato hivernal par exemple : "Avec un noyau de 33 joueurs pour une seule compétition, il y aura plus de mécontents. Mais il me faut quand même deux solutions par poste et de la concurrence, car cela fait avancer. On verra le moment voulu. D’ici le mercato, il reste beaucoup de matches très importants. Aux joueurs de me mettre en difficulté pour le choix des 11 titulaires et pour coucher les 18 noms sur la feuille."