Adriano et les Montois veulent reprendre leur marche en avant

MONS Une similitude rapproche l'Albert et Malines : ils ont été défaits lors de la journée inaugurale par un ténor. Et si chacune des deux phalanges aura à coeur d'éviter un 0/6 jamais agréable en début de campagne, les hommes de José Riga disposent d'un avantage non négligeable : ils évolueront sur leurs terres, où ils restent invaincus depuis le 25 novembre 2006, et la venue de La Gantoise. Favoris, les Dragons le sont d'autant plus qu'à part Nicaise, toutes les forces vives sont sur le pont. Adriano y compris, bien que des douleurs récurrentes aux adducteurs tracassent le défenseur brésilien depuis la venue de Valenciennes.

"Je me rends tous les jours chez le kiné d'Action 21 . Travailler séparément du groupe n'est pas idéal. C'est pourquoi j'aurai une discussion avec le coach si la douleur persiste au-delà du week-end. Peut-être faudra-t-il songer à plus de repos."

Fainéant, le Brésilien ? Loin de là. Que du contraire même...

"Nous faisons toutefois tout pour éviter la pubalgie", explique José Ri- ga, conscient de l'importance prise par l'ex-Nantais sur son échiquier.

C'est bien simple, Adriano se comporte aujourd'hui en véritable patron alors que son niveau de performance avait subi une courbe irrégulière la saison dernière.

"Jay, d'origine portugaise, comprend ma langue mais la communication est plus facile maintenant que j'arrive à me faire entendre en français. Et puis, notre second tour de l'an dernier nous donne confiance. L'équi- pe n'ayant pas changé, pourquoi les résultats ne suivraient-ils pas ? Il s'agira simplement d'être plus attentif car, finalement, Bruges ne s'est créé que trois opportunités. Mais il en a concrétisé deux !"

Qu'Adriano se rassure : il fut ce soir-là irréprochable. On en vient à se demander pourquoi Georges Eo l'a ignoré alors que son équipe de Nantes se battait contre la relégation.

"Je prouve aujourd'hui que j'ai le niveau mais en France, seul le coach n'en était pas convaincu. Financièrement, j'étais logé à très bonne enseigne mais cela ne m'intéressait plus. Je gagne peut-être moins bien ma vie à Mons mais je suis heureux et j'ai l'occasion de me mettre en vitrine."

Et si c'est le cas, il le doit en gran- de partie à Wamberto, qui l'avait pris sous son aile. Aujourd'hui parti, Wambi a laissé un vide.

"Barros, un ami brésilien, aurait pu me rejoindre pour un test mais il a finalement trouvé un club au Brésil. Je comprends le français mais je rencontre des difficultés lorsqu'il s'agit de m'exprimer. C'est paradoxal mais mon frère parle mieux que moi. Il sort beaucoup alors que de mon côté, je suis casanier. Actuellement, Wamberto s'entraîne seul malgré des contacts en Espagne et en Angleterre. Il va d'ailleurs me rendre visite la semaine prochaine."

L'occasion de refaire le match...



© La Dernière Heure 2007