Le coach des gardiens du Standard a confirmé que Renard était apte à débuter à Mons

SCLESSIN Jorge Veloso, l'entraîneur des gardiens au Standard, a accepté de revenir sur la situation de ses protégés, hier.

Jorge, comment expliquer qu'Olivier Renard ait perdu sa place en trois semaines de temps ?

"Ce n'est pas parce qu'il n'a pas joué dimanche qu'il a perdu sa place. Il n'y a rien de définitif."

Tout de même : il s'était dit prêt à retrouver sa place de titulaire. Cela avait été confirmé par Michel Preud'homme vendredi. Donc cela relève d'un choix délibéré.

"Oui, l'entraîneur a fait un choix. En tenant compte de toute une série de paramètres et pas sur un coup de tête. Il ne faut pas oublier qu'Olivier n'avait plus joué depuis son opération. Il aurait dû être aligné face au RFC Sérésien mais il n'a pas pu jouer car il avait une réaction à sa blessure. Cela dit, il est vrai qu'il était prêt à débuter. On l'avait testé à l'entraînement et tout allait bien."

En tant qu'entraîneur des gardiens, vous êtes l'interlocuteur privilégié du T1 pour ce qui concerne la place dans le but.

"Mon rôle est de préparer les trois gardiens. Ils étaient prêts tous les trois. Je donne mon avis mais c'est le coach qui a le dernier mot."

Normalement, un gardien titulaire indisponible pour blessure retrouve sa place quand il est rétabli. Olivier Renard n'a pas ce crédit.

"Ce n'est pas une question de crédit. Je répète : le coach avait ses raisons. Espinoza a aussi dû prendre son mal en patience pendant plus d'un an et il n'a pas démérité lorsqu'il a reçu sa chance. C'est clair qu'Olivier a pris un coup au moral. Mais il va travailler en semaine pour démontrer qu'il est à 100 % et qu'il reste le n° 1. Il aura l'occasion de jouer ce mardi dans un match contre les Espoirs."

Ses déclarations risquent-elles de se retourner contre lui ?

"Je ne sais pas. Mais ce n'est pas impossible. Le coach, lui aussi, lit la presse... Oli a sans doute réagi trop vite et peut-être de manière excessive. Je lui avais dit de rester cool et patient. Il estime qu'il ne pouvait pas laisser passer cela. Il est vrai qu'il n'allait pas dire qu'il était content d'être sur le banc. C'est une réaction à chaud, de colère."



© La Dernière Heure 2007