Le match de jeudi en Uefa n'est qu'une étape dans le parcours de Saint-Etienne

SAINT-ETIENNE Lanterne rouge de la Ligue 1 après sa défaite face à Nice, mais leader du groupe G et pratiquement qualifié (seul un scénario dramatique peut encore l'éliminer même s'il perd les deux derniers matches) en Coupe Uefa, Saint-Etienne vit un début de saison paradoxal. Ce double visage est-il dicté par les retrouvailles des Verts avec la Coupe d'Europe ? Après 26 ans d'abstinence continentale, ce retour faisait l'événement.

"Nos cinq matches précédant la phase de poules avaient débouché sur deux victoires, un nul et deux défaites. Rien d'exceptionnel, mais bien mieux que les six revers qui se sont ajoutés après. Nous avons misé pas mal sur la qualification européenne. De là à dire que nos difficultés en championnat résultent de cela..." s'interroge, songeur, Kevin Mirallas. "Mais on ne peut pas nier que nous affichons deux visages différents suivant la scène sur laquelle nous nous produisons. Nous nous sommes montrés concentrés, sérieux et très fort en Uefa. Et ce n'est pas une éventuelle qualité moindre de l'adversité qui explique ce constat."

S'il ne trouve pas d'explications à ce phénomène, il constate comme tout le monde la crise traversée par son club (sept revers consécutifs en Ligue 1 et 338 minutes sans but marqué). "Notre situation est impensable eu égard à notre potentiel-joueur. On ne défend pas bien ensemble et on n'attaque pas bien non plus. Mais depuis l'arrivée d'Alain Perrin, chacun est concerné. La confiance est accrue, le groupe travaille plus et on retrouve un début d'équilibre. Samedi, nous avons livré un de nos meilleurs matches face à Nice. Sans en recueillir les fruits."

Et du coup, la situation est telle que le match au Club Bruges de demain soir est de moindre importance pour les Verts que celui à Nancy dimanche.

"Nous avons l'intention de gagner à Bruges car c'est primordial pour notre confiance, mais le match de dimanche est bien plus capital pour nous. Nous ne savons pas encore si dans cette optique, M. Perrin a l'intention de faire tourner l'effectif, mais ce n'est pas impensable."



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