Mais le seul transfert mauve n'a pas peur du défi

ANDERLECHT Anderlecht a encore tout à gagner ou à perdre, cette saison, mais elle prépare déjà avec beaucoup de dévouement la saison prochaine. Plusieurs noms circulent, mais il n'y en a qu'un qui a signé : Arnold Kruiswijk, le défenseur de 23 ans de Groningue. Ces derniers jours, il était en visite à Anderlecht. Voici sa première interview.

Pourquoi avoir opté pour Anderlecht ?

"Après six ans en équipe première de Groningue, c'était le moment pour une aventure étrangère. Certes, le Top 3 néerlandais m'a passé quelques coups de fil, mais leur intérêt n'était pas aussi concret que celui d'Anderlecht, qui me suit depuis longtemps. En Italie et en Allemagne, j'aurais pu signer en D1, mais j'aurais dû attendre la fin de saison pour savoir si ces clubs se sauveraient. Ici, je serai dans un grand club, avec des personnes sympathiques, qui joue la Coupe d'Europe chaque saison."

On vous connaît surtout de l'Euro pour Espoirs que vous avez remporté et où la Belgique a atteint les demi-finales.

"C'était le deuxième Euro que je remportais, mais le premier où j'ai joué. Je suis monté au jeu contre l'Angleterre et j'étais titulaire contre la Belgique et en finale contre la Serbie. C'était le moment fort de ma carrière. Je suis trop âgé pour aller aux JO, mais le côté positif est que je participerai à l'entière préparation avec Anderlecht."

Anderlecht attend beaucoup de vous.

"Je suis un défenseur qui a appris à construire de derrière. J'ai une bonne vision du jeu. Ma meilleure position est celle de gaucher dans l'axe de la défense. Je me débrouille aussi com- me arrière gauche."

Et vos points faibles ?

"Mon pied droit. Une passe normale, ça va. Pour une passe précise de 50 mètres, par contre, je dois encore faire du boulot. Je sais être dur, mais parfois, on me reproche de ne pas encore être assez agressif."

Quels sont les attaquants qui vous ont fait souffrir ?

"Ibrahimovic, à l'époque. Et Kezman. Je dois dire que Makaay, lui aussi, n'est pas un cadeau. Pour le reste, je me suis bien débrouillé."

Notre Dembele ?

"On n'arrive pas à lui subtiliser le ballon. Mais il a un problème : la finition."

Ayant vu Anderlecht face à Roulers, vous vous dites que vous pouvez apporter quelque chose à cette équipe ?

"Oui, même si le niveau était élevé. Je n'ai pas peur et j'ai envie d'entamer mon aventure à Bruxelles, même si on a encore des matches importants avec Groningue, comme contre le PSV, ce week-end. Je veux apprendre le français pour m'intégrer au plus vite."



© La Dernière Heure 2008