Les Allemands avaient vaincu les Argentins en finale en 1990, avant de les éliminer en quarts en 2006 et 2010.

Depuis 1986 et la victoire de l’Argentine de Maradona en finale, l’Allemagne n’a plus jamais perdu en phase finale de Coupe du Monde face à l’ Albiceleste . Victorieuse 1-0 lors de la finale en 1990, l’Allemagne avait vaincu les Argentins en quarts de finale en 2006 et en 2010. Dans son propre pays, c’est aux tirs au but qu’elle s’en était sorti, avant de donner une leçon à l’Argentine, quatre ans plus tard, lors du Mondial en Afrique du Sud. Un scénario que le peuple argentin veut absolument éviter.

En 2006, Maxi Rodriguez était déjà présent. Grâce à un but spectaculaire face au Mexique en prolongation, il avait envoyé l’Argentine en quart de finale face à l’Allemagne. Huit ans plus tard, c’est lui qui a inscrit le tir au but décisif permettant à l’ Albiceleste d’accéder à la finale.

C’est donc avec une certaine appréhension que l’enfant de Rosario retrouvera l’Allemagne, qui l’avait privé de son rêve en 2006 et en 2010. "Ils nous ont éliminés les deux dernières fois. La première avait été cruelle parce que c’était aux tirs au but. En Afrique du Sud, on n’avait jamais été dans le match. Mais ce coup-ci, c’est une finale que l’on va jouer, le match le plus important. Je veux une revanche" , affirme le joueur de Newell’s Old Boys.

À 33 ans, Maxi Rodriguez n’a pas vraiment eu les faveurs de Sabella lors de cette Coupe du Monde. Titulaire surprise face à la Bosnie, il avait été remplacé à la pause. Depuis, il a suivi les prestations de ses équipiers depuis le banc. Jusqu’à cette demi-finale face aux Pays-Bas et ce tir au but victorieux. "Je savais qu’à un moment donné, j’allais de nouveau entrer et que j’allais peut-être jouer un rôle important. Mais l’essentiel, c’est la finale. C’était notre objectif avant de partir de Buenos Aires. Il est là, à portée de main. On doit tous faire ce dernier effort."

Avec 11 matches en phase finale de Coupe du Monde, Rodriguez est l’un des joueurs les plus expérimentés du noyau avec Messi et Mascherano. Après la démonstration de l’Allemagne face au Brésil, tout le monde a pointé les Allemands comme favoris. Mais le milieu de terrain sait que la vérité d’un jour n’est pas celle du lendemain. "Ce résultat ne m’effraie pas. Un tel scénario ne se réalise qu’une fois tous les 100 matches. Il va falloir faire preuve de vigilance, mais sans perdre de vue notre jeu et nos armes."

Pour vaincre la malédiction, l’Argentine aura besoin de Messi. Comme elle avait eu besoin de Maradona en 1986. "Le poids de l’attaque repose beaucoup sur les épaules de Leo, même si on ne doit pas s’en remettre qu’à lui. On sait qu’il est décisif, mais on doit l’épauler. Chacun connaît son rôle et ça, c’est une bonne chose. On est prêts pour relever le défi qui nous attend."

Des Argentins qui avaient finalement battu l’Allemagne 1-3 en 2012 en match amical. Signe que l’ Albiceleste est capable de vaincre sa bête noire.