Il s'agit de la réforme la plus radicale depuis vingt ans. La fédération européenne de football fournira également des précisions sur les villes où se déroulera le prochain championnat d'Europe des nations de football (du 11 juin au 11 juillet). Un élargissement de 32 à 36 clubs, la disparition des huit poules du premier tour au profit d'un mini-championnat emprunté au monde des échecs et dix matches supplémentaires pour les équipes. Ce sont les principaux changements du nouveau format de la plus prestigieuse compétition de clubs de football.

Le Comité exécutif de l'UEFA se réunira lundi à partir de 9 heures pour régler les derniers détails. Le doute persiste quant à la distribution des quatre billets supplémentaires pour la Ligue des champions. Un billet ira très probablement à la France, numéro cinq sur la liste du coefficient européen, qui voit son nombre de têtes de série directes passer de deux à trois.

Les European Leagues, une organisation qui réunit une trentaine de ligues professionnelles en Europe, affirment que l'accès aux compétitions européennes doit continuer à dépendre des résultats obtenus dans les compétitions nationales. Des clubs de premier plan tels qu'Arsenal, Dortmund et Liverpool ont déjà exprimé leur soutien à un système dans lequel le coefficient UEFA est déterminant. Les meilleurs clubs peuvent donc continuer à participer à la Ligue des Champions après une saison ratée.

Le nouveau système, dit "suisse", devrait faire en sorte qu'à partir de 2024, chaque équipe dispute dix matches en phase de groupes contre dix adversaires différents. Un tel système est actuellement sans précédent dans le monde du football. Les grands clubs s'attendent à ce que la réforme s'accompagne d'une attention médiatique supplémentaire et d'une augmentation des droits de télévision, avant de passer à la fameuse phase à élimination directe.

L'accord sur la nouvelle Ligue des Champions devrait mettre en veilleuse pendant plusieurs années les rumeurs de création d'une "Superligue" mondiale. Il est de notoriété publique que les grands clubs ont fait pression sur l'UEFA pour que le nouveau format soit plus conforme à leurs intérêts. Pas plus tard qu'à la fin du mois de mars, certains des principaux clubs ont retardé le vote sur le nouveau format en exigeant un contrôle accru des recettes commerciales. Ce sujet explosif ne sera pas à l'ordre du jour lundi.

En plus du chapitre sur la Ligue des champions, le chapitre sur l'Euro est également au programme du Comité exécutif ce lundi. Reporté l'an dernier en raison de la pandémie de coronavirus, le championnat européen devrait se dérouler dans douze villes cet été.

L'UEFA s'attend à ce qu'il y ait des spectateurs dans tous les stades pendant le championnat d'Europe des nations, ce qui pourrait entraîner des changements de dernière minute. Dubin, Bilbao et Munich ont jusqu'à lundi pour préciser s'ils veulent accueillir des supporters. La fédération espagnole a déjà suggéré Séville comme possible remplaçante de Bilbao, mais le dernier mot reviendra à l'UEFA.

Entre-temps, neuf villes ont confirmé qu'elles autoriseraient les spectateurs à assister au championnat européen. À Budapest, on vise des tribunes pleines, à Saint-Pétersbourg - où les Diables Rouges jouent deux matches de groupe - et à Bakou, l'objectif est de 50 %, tandis qu'à Amsterdam, Bucarest, Glasgow et Copenhague - où les Diables Rouges jouent également un match de groupe - un taux d'occupation de 25 à 33 % est attendu. Rome, qui a également fait l'objet de doutes pendant un certain temps, pourrait annoncer mercredi qu'au moins 25 % de son stade sera rempli. Londres espère également obtenir au moins 25 %. La plupart des matches (7) ont lieu dans la capitale britannique, dont les deux demi-finales et la finale.

Pour les supporters, cependant, il reste très difficile de suivre leurs équipes. Pour l'instant, seuls la Russie, la Hongrie et l'Azerbaïdjan exemptent les supporters des restrictions d'entrée et de quarantaine.