''La Belgique est en progrès !''

Football

Serge Fayat

Publié le

<i>''La Belgique est en progrès !''</i>
© BELGA / AFP
Ruud Van Nistelrooij ne veut pas manquer un nouveau grand tournoi

BRUXELLES Il aurait sans doute bien eu besoin de deux gardes du corps, mardi soir, au stade Roi Baudouin pour échapper aux nombreux fans qui désiraient le prendre en photo ou obtenir son autographe à la sortie de l’entraînement. Ruud Van Nistelrooij était le centre de toutes les attentions à la veille du match amical de ce mercredi contre la Belgique.
"J’espère que ce sera un chouette match", confia-t-il devant les caméras des différentes télévisions belges et hollandaises qui s’arrachèrent l’une de ses paroles. Nous avons toujours disputé de bons matches l’un contre l’autre. Je me souviens notamment d’un fameux 4-4 (NdlR: 5-5 en fait) à Rotterdam. Moi, en ce qui me concerne, je suis très motivé. La saison vient de commencer et j’ai faim de ballon…"
Rutgerus Johannes Martinus Van Nistelrooij, Van the Man pour les Anglais, tant son nom de famille est pour eux difficile à prononcer, est ce que l’on peut appeler une denrée rare aujourd’hui sur le marché du football. Le Néerlandais, 27 ans, appartient à cette race des attaquants pur- sang, ceux qui, par un éclair, une frappe précise ou un coup de tête rageur, sont capables de faire basculer une rencontre.
Manchester United ne regrette pas une seconde de l’avoir transféré durant l’été 2001, même si la transaction fut dans un premier temps annulée, au printemps 2000, en raison d’une lésion au genou qui se transforma finalement en déchirure des ligaments et le fit passer à côté de l’Euro organisé dans son pays. Les dirigeants mancuniens ne rechignèrent même pas à débourser le montant astronomique de 18.500.000 de livres sterling, l’équivalent de 25.900.000 €, pour se l’approprier.

"Je veux marquer 150 buts…"

Les Anglais savaient ce qu’ils achetaient. Tout comme Heerenveen, en 1997, lorsqu’il partit le chercher pour 1 million de florins, 450.000 €, au FC Den Bosch. En Frise, cette province du nord des Pays-Bas, on se réjouit encore d’avoir eu le nez aussi fin et on l’évoque avec fierté à chacun de ses buts marqués. Un an plus tard, en effet, Ruud Van Nistelrooij était parti au PSV pour quinze fois le montant. Sa carrière était lancée…
"Jouer pour Manchester est une sensation fabuleuse, expliqua-t-il. Ce que je désire vraiment, ce serait de marquer 150 buts pour le club. Pour un joueur étranger, ce serait tout simplement fantastique! Je veux entrer dans l’histoire, remporter tous les trophées possibles et imaginables…"

Dès sa première saison de l’autre côté de la Manche, ce fut bingo! Toutes compétitions confondues, Ruud Van Nistelrooij inscrivit 33 buts, lui valant d’être élu par ses pairs Joueur de l’Année et d’hériter du surnom de Van the Man. La saison dernière, l’international néerlandais fit encore mieux. Il trouva le chemin des filets à plus de quarante reprises, dont douze fois en Ligue des Champions, pour offrir le titre de champion d’Angleterre au club mancunien.

"Ce titre de Joueur de l’Année reste le plus beau moment de ma carrière jusqu’à présent.
La Premier League est actuellement la meilleure d’Europe et recevoir pareille récompense fut merveilleux."
Avec l’équipe nationale, il désire également briller au firmament. Absent à l’Euro 2000, absent également à la Coupe du Monde 2002, suite à une campagne qualificative désastreuse, il rêve de pouvoir enfin participer à un grand tournoi. Suspendu contre l’Autriche, le 6 septembre, il ne jouera sans doute qu’une mi-temps ce soir contre la Belgique. C’est à Prague, le 10 septembre, dans le match décisif pour la qualification contre la République tchèque, qu’il devra frapper…
"C’est la raison pour laquelle ce match amical contre la Belgique est si important. C’est notre dernière occasion de mettre les choses au point. J’espère que le nouveau système que nous préconisons, avec deux attaquants et un troisième en retrait, portera ses fruits. L’équipe belge, comme nous, a emprunté une nouvelle voie ces deux dernières années. J’estime d’ailleurs qu’elle est en nets progrès. Les jeunes, comme Sonck et Buffel, s’aguerrissent et se distinguent. Ce sera un excellent test avant la dernière ligne droite. Je ne veux pas passer une nouvelle fois à côté d’un grand tournoi…" conclut-il.

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