L'entraîneur de Lokeren était poursuivi pour avoir critiqué le corps arbitral le 30 octobre après Zulte Waregem-Lokeren

BRUXELLES La commission d'évocation de l'URBSFA a cassé mercredi la décision prise le 3 décembre dernier par la chambre de football rémunéré du comité d'appel dans l'affaire Peter Maes.

L'entraîneur de Lokeren était poursuivi pour avoir critiqué le corps arbitral le 30 octobre après Zulte Waregem-Lokeren. Le dossier a été renvoyé pour jugement devant la première chambre du comité d'appel.

Maes, excusé, avait été jugé par défaut malgré une demande de remise de l'affaire par Lokeren. Il pouvait l'être car l'article 1773 du règlement autorise une instance à juger dans l'intérêt de la fédération, même en cas d'absence excusée, à condition de motiver la décision de juger. Ce qui n'a pas été fait. La commission d'évocation a donc estimé que le règlement avait été violé et a cassé la décision.

Le comité sportif avait estimé que le parquet ne pouvait poursuivre l'entraîneur de Lokeren car le rapport de l'arbitre avait été envoyé avec 24 h de retard. Le parquet alla en appel et obtint gain de cause. Le délai non respecté ne prescrit pas sous peine de nullité (une réaction à l'encontre de l'arbitre fautif ne peut émaner que de la CCA).

Le comité d'appel devait donc juger Maes sur le fond. Mais le défenseur de Maes, Jean-Marie Philips (SG de Lokeren) contesta l'interprétation du parquet et du comité d'appel et s'est pourvu en évocation.

La nouvelle chambre du comité d'appel doit désormais décider si Maes va être jugé on non et donner raison au parquet ou au comité sportif.

© La Dernière Heure 2011