Football

Chris Benoit est le nouveau directeur sportif de la Raal

LA LOUVIÈRE Présent dimanche au Tivoli, pour le match contre Anderlecht, il ne faisait aucun doute que Chris Benoit allait entamer son travail. Lundi soir, il s'est lié officiellement à la Raal.

Chris Benoit, pouvez-vous vous présenter?

«Âgé de 39 ans, je suis belge, wavrien né à Bruxelles, même si mes origines lointaines sont congolaises. J'ai joué au foot à Wavre Sport, avant d'évoluer deux saisons au Racing Jet, après la fusion. Je suis alors parti à l'Olympic Charleroi où j'ai stoppé ma carrière d'arrière central à 27 ans en raison d'un genou... défectueux.»

Quelle est votre expérience dans le milieu ?

«J'ai travaillé avec l'équipe nationale Espoirs du Congo. À l'initiative de Christian Nsengi, nous avons mis sur pied une sélection qui n'existait pas il y a trois ans. On a monté une équipe avec la diaspora pour préparer les éliminatoires des Jeux Olympiques. J'ai aussi un mandat de directeur sportif au sein de la DCMP, le plus grand club du Congo, depuis septembre 2004. Par ailleurs, je tiens une librairie à Bruxelles, une entreprise familiale m'offrant certaines libertés.»

Quelles seront vos attributions ?

«Je me chargerai de la gestion quotidienne du sportif: je m'occuperai du recrutement, je devrai être un relais entre l'entraîneur, les joueurs et la direction, organiser les matchs amicaux, les stages... Je prendrai le plus tôt possible mes repères au Tivoli puisque ma fonction nécessite une présence sur place. Au départ, je vais observer, voir, écouter ainsi que recevoir l'entraîneur, le staff et les joueurs. J'arrive sur la pointe des pieds avec l'intention de me faire discret.»

Vous êtes connaisseur du marché africain. Est-ce la filière que vous suivrez dans le Centre?

«Pas du tout. Je suivrai la politique du club, en étroite collaboration avec l'entraîneur, même si je connais effectivement bien le marché africain.»

Recevoir la confiance d'un club de l'élite, c'est une au- baine.

«Je viens au Tivoli avec la simple ambition de réussir ma mission et de justifier la confiance du président. Il mise sur la jeunesse. De mon côté, je devrai faire des sacrifices au niveau familial, avec l'accord de ma femme qui, en quelque sorte, me donne également ma chance.»

Comment se sont noués les premiers contacts avec le président Gaone ?

«Par hasard, nous nous étions rencontrés l'an passé. Je me suis alors proposé et quand il a fallu trouver quelqu'un pour ce poste, j'ai trouvé les arguments qu'il fallait. Par rapport à mon prédécesseur (NdlR: Stéphane Pauwels), mon rayon d'action est restreint, puisque je ne m'occuperai que du domaine sportif.»

Avez-vous déjà reçu des marques de soutien du milieu ?

«De Roland Louf, avec qui j'avais failli jouer et qui m'a depuis conseillé à quelques reprises. Herman Van Holsbeeck, mon ancien entraîneur, m'a également félicité... dimanche.»

© Les Sports 2005