Il y a eu peu d’erreurs d’arbitrage sur l’ensemble du tournoi. Mais elles ont été lourdes de conséquences

JO’BOURG La Fifa se félicite des 96 % de bonnes décisions prises sur les buts de cette Coupe du Monde. À juste titre. En terme de quantité, les erreurs d’arbitrage ont été peu nombreuses. Mais certaines ont eu une influence terrible sur le déroulement du tournoi.

On compte au moins le but de Lampard non-accordé qui peut relancer l’Angleterre contre l’Allemagne, le but de Tevez accordé après un hors-jeu flagrant qui éteint un Mexique entreprenant, le hors-jeu sifflé à tort sur Higuain alors qu’il va peut-être égaliser contre l’Allemagne, l’oubli de l’exclusion de Ramos contre l’Allemagne dès la première période et quelques décisions prises hier soir et qui furent contestées des deux côtés.

Si personne ne remet en question l’exclusion d’Heitinga, l’Anglais Howard Webb aurait dû montrer plus de cran dès la 28e en excluant De Jong. Il aurait pu aussi accorder un penalty pour une faute de Ramos sur Heitinga.

Devait-il également ne pas exclure Puyol sous prétexte que Robben ne se laisse pas tomber ? L’intention et la faute sont identiques et les Néerlandais n’ont pas hésité à lui faire remarquer.

Sans compter que les Bataves se plaignaient (à juste titre) du corner qu’ils devaient obtenir juste avant le but espagnol puisque Casillas avait bel et bien effleuré le ballon.

Et d’autres décisions sont sujettes à débat avec, en bout de course, une question essentielle : sans les erreurs d’arbitrage, le champion du monde serait-il le même ?

Lorsqu’il a reçu sa médaille après la rencontre, le public néerlandais l’a copieusement sifflé.



© La Dernière Heure 2010