La réforme fait débat

Football

J.-F. P. et Th. B.

Publié le

La réforme fait débat
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Il y a peu de réactions négatives dans le monde du foot belge mais le scepticisme est palpable

BRUXELLES Dans toutes les rédactions, dans tous les clubs, dans tous les cafés, il n'était question que de la réforme du championnat hier. Bonne ou mauvaise chose ? Les avis divergent mais on ne pourra se faire une réelle opinion que lorsque la pratique aura pris le pas sur la théorie. Il reste, encore, de longs mois avant ça mais la mentalité belge n'accepte pas facilement la nouveauté. Si le négativisme et le pessimisme ne sont pas spécialement au rendez-vous, le scepticisme (bien plus que la curiosité) est bel et bien dans les esprits des joueurs et des entraîneurs de notre compétition.

Les questions sont nombreuses. Ne dénature-t-on pas un sport qui puise sa popularité dans la simplicité des règles du jeu et du classement ? On en a l'impression mais cela ne fera pas forcément fuir le spectateur. "Si j'ai bien compris - car c'est compliqué -, je relève juste que cette programmation est un peu spéciale ", remarque Thierry Siquet, l'entraîneur de Charleroi. "Ainsi, le vainqueur du championnat (NdlR : la phase classique de 30 matchs) pourra terminer sixième et le septième aura l'opportunité de décrocher un ticket européen. Il est également bizarre de constater que les derniers classés en auront terminé après trente journées de compétition, alors que ceux qui joueront les playoffs joueront quarante matches, donc prolongeront au moins d'un mois et demi. Nos dirigeants ont le mérite de vouloir trouver des solutions et d'avoir des idées mais on verra ce que cela donnera à l'autopsie."

Par ailleurs, ne risque-t-on pas d'être vite lassés par les Standard - Anderlecht s'ils se répètent à foison ? On se pose la question. L'an passé, Rouches et Mauves se sont affrontés trois fois en un mois et l'attrait semblait moins important à chaque rendez-vous. Mais personne ne se lasse des (encore plus) nombreux Arsenal - Liverpool ou ManU - Chelsea.

Quant au système, n'est-il pas injuste quand la septième place est sportivement plus attrayante que la sixième ? Et n'est-ce pas la porte ouverte à certains arrangements ? Il y matière à débat, même si l'avantage financier à participer au mini-championnat à six (football is business ) compense le désavantage sportif.

À noter : il est acquis que lorsquele championnat sera réduità 16 (2009-2010), le dernier de D1 descendra et le premier de D2 montera. Reste à déterminer ce qu'il adviendra du 15e de D1. Descendant automatique (cela éviterait qu'il reste deux mois sans jouer), pris dans un barrage (avec le 2e de D2)ou englué dans un tour final (avec des vainqueurs de tranches en D2) ?La ligue de D2 se réunit ce soir.



© La Dernière Heure 2008

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