Cet amendement à la "loi 3" du football, prévoyant d'ordinaire un maximum de trois remplacements par match, avait été décidé en mai 2020 par l'Ifab et devait courir jusqu'à fin 2021 pour les compétitions de clubs, et jusqu'au 31 juillet 2022 pour les rencontres internationales.

Mais après "analyse globale de l'impact actuel du Covid-19 sur le football", le conseil d'administration de l'Ifab a décidé de l'étendre à "toutes les compétitions de haut niveau devant s'achever avant le 31 décembre 2022", ce qui intégrera donc le Mondial disputé au Qatar du 21 novembre au 18 décembre.

L'objectif demeure, comme depuis un an, de "soutenir le bien-être des joueurs, en particulier lorsque les calendriers ont été perturbés, ce qui conduit souvent à condenser les compétitions", explique l'Ifab.

Si cette modification de règle avait été discutée au printemps 2020, parce qu'elle avantage les grandes formations aux effectifs pléthoriques, le débat s'est rapidement tari tant les clubs sont nombreux à constater l'épuisement de leurs joueurs.

Parallèlement, certaines compétitions - telles que le championnat d'Europe Espoirs - testent un sixième remplacement en cas de suspicion de commotion cérébrale, une expérimentation lancée par l'Ifab fin 2020.

Les gardiens du jeu vont "continuer à examiner l'impact de la pandémie sur le football et à consulter" ses différents acteurs "sur cette question importante", promettent-ils dans leur communiqué.

La Fifa détient quatre voix sur huit dans les décisions de l'Ifab, les quatre autres étant la propriété historique des Fédérations anglaise, écossaise, galloise et irlandaise.