Le débat sur la vidéo (ou non) dans le foot relancé après les bourdes arbitrales d'hier au Mondial


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BLOEMFONTEIN Il était beaucoup question de revanche entre les cousins germaniques, avant la rencontre Allemagne-Angleterre d'hier. Un contentieux né, sur les pelouses, en 1966 et ce but de Geoff Hurst en finale de la Wolrd Cup 1966.

Un but qui n’aurait jamais dû être validé sans doute. Il était donc beaucoup question de revanche, et on ne croyait pas si bien dire. Car l’histoire a repassé les plats, hier. Et, cette fois, c’est à l’Allemagne que l’erreur arbitrale a profité. Une erreur bien plus kolossale encore qu’il y a 44 ans.

Ici, le doute n’est pas permis. La frappe de Frank Lampard, repoussée par la partie inférieure de la transversale, avait évidemment bel et bien franchi la ligne. Une fois, deux fois même. Le ballon est entré de cinquante centimètres.

Mais l’arbitre uruguayen, Jorge Larrionda, et ses assistants sont restés impassibles. Incredible, comme disent les Anglais. Incroyable. Cruel même, pour ces Anglais qui, menés par deux buts d’écart tôt dans la partie, avaient déjà refait la moitié de leur retard (par Upson, celui-là-même qui avait été surpris par Klose sur le premier but). Tout était réuni pour un formidable duel entre ces deux géants du football mondial.

Mais une erreur d’arbitrage a tout changé. Tout faussé. Ce qui était acceptable en 1966, ce qui faisait partie de la glorieuse incertitude du sport, des impondérables, est inacceptable en 2010. Les moyens techniques sont aujourd’hui tout autres. Mais la rigidité de la Fifa et de l’International Board reste la même.

On ne saura donc jamais si les Anglais auraient pu renverser le cours de ce match. Comme Klose et Podolski avant la pause, Thomas Müller, certes en contres après la pause, s’est régalé des espaces laissés par une défense anglaise complètement à côté de ses pompes. Déjà, en tout début de rencontre, Mesut Özil s’y était infiltré, mais s’était heurté à James. Une phase de jeu, maintes fois répétées par la suite. L’Angleterre quittait cette Coupe du monde dans la confusion la plus totale. À qui la faute ?

Vincent Lothaire

© La Dernière Heure 2010