Mercato, le terme en dit long sur le rôle de marchandises joué par les joueurs


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BRUXELLES En lisant les dernières actualités footballistiques, on ne peut s'empêcher de penser à ce qui motive les dirigeants ou joueurs dans le football d'aujourd'hui. A l'heure où la crise financière bat son plein, c'est l'heure du mercato sur la planète football. Mercato, le terme en dit long sur le rôle de marchandises joué par les joueurs. On achète, on essaie et on revend parfois contre la volonté du joueur pour éviter une perte, ne plus payer un salaire jugé trop important ou simplement effectuer une plus-value substantielle... avant qu'il ne soit trop tard.

Les joueurs sont-ils vraiment à plaindre? Ceux-ci, bien aidés par leurs managers, toujours aux aguets d'une petite commission supplémentaire, aiment jouer de ce système qui tue progressivement la beauté du foot. Que penser de joueurs comme Bailly, Dante qui quittent les sommets du championnat à la trêve pour remplir leur porte-feuilles chez la lanterne rouge allemande de Moenchenglabach? Ou même des Stijnen prêts à faire le grand plongeon à Kazan ou même en Sibérie pour assurer son avenir financier? En règle générale, ils en restent à leurs intérêts propres mais peut-on leur donner tort? Je ne peux m'empêcher de me poser la question de savoir si les anciennes stars des anciennes générations auraient accepté de jouer dans des clubs de seconde zone au détriment d'un palmarès?

Les supporters abonnés ont-ils le droit de se plaindre? Eux, qui ont payé en début de saison pour voir leur équipe favorite. Comment doivent-ils réagir quand leur équipe favorite se voit avorter de ses pions majeurs? Remboursés?

L’argent... C’est un vrai danger pour le sport. Un exemple, les internationaux risquent de ne plus être libérés par leurs clubs pour jouer en sélection car le risque serait trop grand et le gain trop minime. La mentalité affichée aujourd'hui par certains sous la vareuse nationale ou d'un club en dit souvent long sur les ambitions réelles des joueurs se contentant souvent de jouer un rôle de mercenaire grassement payé.

Que penser des clubs qui ne font parler d'eux qu'à coup de pub? Un des derniers en date est le fameux transfert, ou plutôt le passage éclair, de Beckham à Milan. Celui-ci effectue la préparation avec les Rossoneri pour ensuite éventuellment joueur trois, quatre matches et retourner dès le mois de mars empocher ses 25 millions d'euros de salaire à Los Angeles. Milan, à défaut de jouer la Champions League, fait à nouveau parler de lui et pourra par la même occasion vendre quelques maillots "collector ". La marque aux trois bandes n'est certainement pas étrangère à ce coup "marketing". Et dire que même, la reine du shopping, Victoria "Push", prétend ne pas être la plus heureuse dans l'histoire.

Enfin que penser des clubs qui vendent leur âme au plus offrant comme Manchester United, City et tant d'autres. Si même les pionniers du foot s'y mettent...! Certes le ballon tourne encore péniblement rond mais simplement, et surtout, au rythme de l'argent. Tout se perd... sauf l'argent!

© La Dernière Heure 2009