Faruk Atalay a suscité l'intérêt des plus grands clubs d'Europe avant d'atterrir au Canonnier

MOUSCRON Deux jours après avoir signé un bail de six mois avec une option pour deux années supplémentaires à l'Excelsior de Mouscron, Faruk Atalay semble d'ores et déjà avoir trouvé ses marques au sein de sa nouvelle formation.

«Je suis très heureux d'avoir pu trouver un accord avec l'Excelsior de Mouscron, explique Faruk Atalay. C'est un très bon club même si cette année, tout ne va pas pour le mieux, je sais que nous allons assurer notre survie en première division et préparer l'avenir en toute sérénité. Les premiers entraînements se sont très bien passés et même si je ne connaissais personne en débarquant ici, je me sens déjà comme chez moi dans mon nouveau club. Tous les joueurs me parlent et je sens qu'une excellente ambiance règne ici.»

Privé de ballon depuis plusieurs semaines à l'Antwerp où le meneur de jeu turc avait été placé sur une voie de garage, l'ancien coéquipier de Gheorghe Hagi à Galatasaray n'attend plus qu'une chose, retrouver le chemin des terrains et ceux de la compétition le plus rapidement possible.

«J'ai toujours eu la chance d'évoluer dans de bonnes équipes avec des joueurs de qualité, explique l'ancien international espoir turc. Quand j'ai intégré le noyau professionnel de Galatasaray, alors que je n'avais que seize ans, Gheorghe Hagi était actif au Gala et le moins que je puisse dire, c'est que j'ai appris énormément de choses au contact de ce joueur de premier plan. Mais ce n'est pas tout, j'ai également eu l'occasion d'apprendre mon métier de joueur professionnel aux côtés d'un autre grand footballeur de l'histoire du club: Gheorghe Popescu. Il m'a appris à gérer mon temps et m'a abreuvé de conseils tous plus judicieux les uns que les autres.»

Meneur de jeu rapide et technique, Faruk Atalay a rapidement suscité l'intérêt des recruteurs étrangers malheureusement pour le turc, tout ne s'est pas déroulé comme prévu.

«Après avoir été prêté pendant six mois par Galatasaray à un autre club turc, je suis revenu à Istanbul avant de rejoindre Pasching en Autriche alors que le Barça me faisait les yeux doux. J'ai joué en Autriche pendant un an mais je ne me plaisais pas trop là-bas et mon manager m'a annoncé que l'Antwerp, un club de première division belge, cherchait un numéro dix. Je me suis présenté et on m'a proposé un contrat de six mois avec une option mais au moment de lever cette dernière, les problèmes ont commencé. Je ne pouvais plus jouer, j'étais versé en équipe réserve et surtout, lorsque les autres étaient en congé, je devais venir m'entraîner seul tout ça sans jamais recevoir la moindre explication. Finalement, nous avons discuté avec les dirigeants et nous sommes parvenus à un accord pour qu'ils me libèrent et me voici à Mouscron où comme je vous l'ai déjà dit, j'espère réussir un bon coup.»

Visiblement déterminé à ne pas faire de la figuration dans sa nouvelle équipe, Faruk Atalay veut prouver qu'après être tombé au plus bas dans la métropole anversoise, il pourra rebondir sur les bords de la frontière française.

«Ce transfert à Mouscron, c'est un peu comme une renaissance, assure-t-il. Je vais tout donner pour ce club et j'espère que lorsque je ferai mes premiers pas sur la pelouse du Canonnier, le public m'appréciera et qu'il me soutiendra.»

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