Olivier Deschacht est rétabli : "Les gens disent que j'ai enfin de la concurrence. Pourtant, j'en ai toujours eu !"


Avec Podolski, Van Bommel et Sagnol


ANDERLECHT Cela faisait plus de six semaines qu'Olivier Deschacht attendait cela : dimanche soir, il a enfin pu regoûter aux joies du terrain, en montant au jeu lors des dix dernières minutes du succès anderlechtois à Charleroi. "C'était... fantastique", commentait un Deschacht très décontracté hier midi. "J'étais très heureux de pouvoir fouler à nouveau une pelouse. Je ne suis pas encore tout à fait rétabli : il me faudra encore une ou deux semaines pour être à 100 %."

"La réussite de Van Damme est tout sauf une surprise"

Titulaire incontesté depuis près de cinq ans au Parc Astrid, Deschacht doit-il s'en faire pour sa place ? On peut sérieusement se poser la question, car Van Damme a profité de son absence pour s'imposer à ce poste. "Et c'est tant mieux", remarque Olivier Deschacht d'un ton sincère. "Je ne cesse d'encourager Jelle et je suis le premier à le féliciter pour ses bonnes prestations. Sa réussite de est tout sauf une surprise pour moi. Je le comprends car nous avons beaucoup de points communs : nous sommes deux Flamands et nous jouons à la même place. Mais nous pouvons aussi être complémentaires ! Cela dit, pour l'instant, l'équipe gagne et voilà bien tout ce qui compte. Si ça continue à tourner comme ça et que je dois rester sur le banc, je m'y ferai."

Avant d'ajouter, en guise de boutade : "Je me contenterai de rentrer à la 80e minute, à chaque fois que nous aurons deux buts d'avance !"

Olivier Deschacht a désormais un vrai concurrent. Enfin ! Cette remarque a pourtant le don d'irriter l'Anderlechtois. "Arrêtez de prétendre que je n'ai jamais eu de concurrent au poste d'arrière gauche. Que faites-vous des Zewlakow, Ehret et Triguinho ? À Anderlecht, il y a toujours eu 22 titulaires potentiels."

En ce moment, vu la kyrielle de blessés, le groupe à la disposition de Jacobs est très limité et Deschacht pourrait même... débuter le match de demain soir au Bayern. "C'est vraiment... un bête match, peste-t-il. C'est très décevant de devoir jouer dans ces conditions, car nous avions attendu bien plus de ce match retour. C'est vrai, c'est un beau stade, mais ce n'est pas du tout plaisant de monter sur le terrain avec un retard de cinq buts ! En plus, cette rencontre arrive vraiment au mauvais moment. Des supporters m'ont appelé pour me dire qu'ils n'avaient plus trop envie de faire le déplacement... Mais bon, il faut jouer et si l'entraîneur fait appel à moi, je répondrai présent."



© La Dernière Heure 2008