Les Molenbeekois ne sont plus descendants mais ont encore du pain sur la planche

MOLENBEEK Une semaine après avoir pleuré toutes les larmes de leur corps au retour d'Ostende, les supporters molenbeekois ont fait une grande consommation de houblon samedi soir dans les cafés de la commune bruxelloise. Et pour cause, il faisait chaud samedi soir et leur équipe favorite avait remporté ce énième match de la dernière chance. Un succès qui leur permet de quitter une fois de plus les deux sièges basculants.

Maintenant, l'euphorie doit retomber rapidement. À quelque 270 minutes du terme de la compétition, le maintien est loin d'être assuré puisque la marge de manoeuvre (et d'erreurs) reste très mince. Mais alors que les Bruxellois répondaient aux attentes en engrangeant ces si précieuses unités, d'autres sont partis à la faute: Mons au GBA mais aussi Mouscron et Saint-Trond qui se retrouvent aussi englués dans la zone marécageuse. Maintenant, les écarts sont tellement faibles que la situation risque encore de souvent changer lors des trois dernières journées. Comme le cla- me depuis le début de saison le président Vermeersch, il faudra encore gagner deux des trois dernières rencontres pour assurer le maintien et atteindre ce quota de dix succès.

Si la lumière était bien au rendez- vous samedi soir, l'ambiance était étrange au coup d'envoi donné par M. Allaerts. D'habitude si bruyants, les fervents supporters molenbee- kois étaient restés à l'extérieur du stade et la célèbre fanfare resta muette jusqu'à la 10e minute! Y avait-il relation de cause à effet? En tout état de cause, Alan Haydock et ses copains firent preuve d'une grande nervosité tout au long des 45 premières minutes.

On pensa que ce stress inhérent à la situation allait s'évacuer à la demi-heure de jeu lorsque Riise déflora la marque. Mais la joie molenbeekoise fut de très courte durée puisque Thompson égalisa pratiquement dans la foulée. Pire même, au repos, le marquoir afficha 1-2 suite à un corner dévié victorieusement par le neveu de Nys, Wils, au fond des filets de ce dernier pendant les arrêts de jeu. «J'étais furieux à la pause; on ne pouvait laisser Wils seul sur ce genre de phase, expliqua Robert Waseige. J'ai donc fait une sérieuse mise au point afin que les joueurs affichent un autre état d'esprit au moment de remonter sur la pelouse.»

Poussés par des supporters bien en voix, les Molenbeekois livrèrent une seconde période dans la lignée de leur prestation à Beveren et face aux Gantois. Riise, encore lui, rétablit l'égalité au marquoir avant que De Camargo n'offre trois unités indispensables à cinq minutes du terme. «Ce week-end, je retiens toute une série de points positifs comme la montée au jeu de Zoltan Petö qui fut l'exemple du surplus de caractère que nous avons affiché. Je savais depuis belle lurette que la lutte s'éterniserait jusqu'à la dernière journée. Il nous faut maintenant battre le Cercle chez nous dans quinze jours et essayer de ramasser l'une ou l'autre unité en dehors de nos bases. Ce week-end, nous sommes les grands gagnants; cela changera encore avant la ligne d'arrivée», conclut le T 1 du Brussels.

© Les Sports 2005