Dans l'affaire Ye, la parole est maintenant au comité exécutif

LAEKEN Comme le veulent les règlements de l'UB , en matière de (tentative de) falsification de compétition, la commission de contrôle et l'instance d'appel, proposent une sanction au comité exécutif. Généralement, la plus haute instance de la Fédé entérine cette proposition. Mais dans le cas présent, ce pourrait ne pas être le cas.

L'affaire Ye a sali la réputation de l'UB et le grand public attendait une réponse forte au niveau disciplinaire. Mais hier, le comité d'appel a gommé la sévérité dont avait fait preuve la commission de contrôle en première instance. Il a décrété deux acquittements (le Lierse et Hasan Kacic) et a transformé la radiation à vie de Paul Put en 3 ans maximum de suspension. Des broutilles en guise de sanction pour une affaire qui a défrayé la chronique et qui seront perçues comme un énergique passage d'éponge de la Fédé sur une affaire de truquage de matchs.

Le comité d'appel a motivé sa décision concernant le Lierse en disant que les contacts entre le Lierse et Ye entraient dans le cadre d'une reprise éventuelle du club par le Chinois. Le comité d'appel estime "qu'il est permis de douter sérieusement des aveux de Paul Put, rapportés par l'ancien président de Mouscon Edward Vandaele, suivant lequel le président du Lierse de l'époque était au courant et qu'il aurait donné son approbation aux demandes de Paul de voir certains joueurs lierrois lever le pied."

Le comité d'appel estime que Paul Put avait tout intérêt à mouiller le Lierse.

"Des déclarations de Patrick Deman, il n'apparaît pas non plus que le Lierse aurait été au courant des pratiques de corruption. Il n'apparaît nullement dans le dossier que Gaston Peeters, manager du club à l'époque, aurait été impliqué dans l'organisation de falsification de résultats de matchs. Il n'avait d'ailleurs aucun mandat dans le comité de direction du Lierse."

On croit rêver à la lecture du prononcé du comité d'appel. La balle est dans le camp du comité exécutif. Avant cela, le parquet peut aussi se pourvoir en évocation.

Leo Theyskens, président du Lierse, estime que l'affaire Ye a fait perdre au Lierse entre 3 et 4 millions d'euros et va réclamer des dommages et intérêts à Paul Put pour le tort qu'il a causé au club.



© La Dernière Heure 2008