La rencontre est programmée jeudi à 21h00 (19h00 GMT) à Lisbonne.

L'Atlético Madrid s'est retrouvé lundi sous haute surveillance, l'annonce de deux cas de Covid-19 au sein du club à l'approche du tournoi final de Ligue des champions faisant craindre des contaminations en cascade qui mettraient à l'épreuve le strict protocole sanitaire de l'UEFA.

Les "Colchoneros" sur un fil. Alors que les 93 membres de la délégation madrilène étaient censés décoller lundi soir pour Lisbonne afin de participer au "Final 8" de la C1, avant leur quart de finale contre Leipzig jeudi (21h00), l'intégralité des joueurs et du staff se sont cloîtrés chez eux.

Les deux membres de l'équipe dont les tests réalisés samedi se sont révélés positifs dimanche ont été placés à l'isolement, mais tout le reste de l'effectif est également à la maison, dans l'attente fébrile des résultats de nouveaux tests qui devaient être réalisés au plus tôt.

L'Atlético a dû annuler son entraînement prévu lundi matin, et chambouler tous ses préparatifs pour Lisbonne en coopération étroite avec l'UEFA. Des sources proches du club ont refusé de confirmer l'identité des membres du club testés positifs, même si plusieurs médias espagnols indiquaient lundi qu'il s'agissait de deux joueurs.

La crainte de résultats positifs supplémentaires est d'autant plus vivace que l'effectif madrilène a effectué samedi un entraînement collectif juste après avoir conduit sa série de tests initiale, avec donc deux personnes atteintes et potentiellement contaminantes.

Batterie de tests

L'UEFA, organisatrice du "Final 8" lisboète, suivra elle aussi avec la plus grande attention les résultats de la nouvelle batterie de tests, consciente que de nouvelles contaminations pourraient fragiliser encore plus la phase finale de sa compétition, organisée dans un format extrêmement condensé qui ne laisse que peu de place à d'éventuels reports de rencontres.

"Le match est programmé comme prévu", a sobrement réagi un porte-parole de l'instance lundi auprès de l'AFP, sans plus de commentaires.

La Confédération européenne reste confiante comme depuis le début de l'été: elle n'a cessé de répéter qu'elle ne prévoyait pas de plan B pour son tournoi final, sûre de sa capacité à créer dans la capitale portugaise une bulle sanitaire.

Et ce, malgré la recrudescence du virus en Europe et notamment au début de l'été au Portugal, où 180 foyers de contamination actifs étaient encore recensés la semaine dernière, avec des restrictions importantes encore en vigueur dans la capitale Lisbonne et ses banlieues.

Protocole drastique

L'UEFA pourra toutefois espérer que l'Atlético aura géré la situation aussi bien que l'avait fait le Real Madrid ces derniers jours. L'attaquant du Real, Mariano Diaz, avait en effet été testé positif au Covid-19 avant le 8e de finale retour de C1 sur le terrain de Manchester City vendredi, mais ce cas était resté isolé et n'avait perturbé en rien la tenue de la rencontre.

Quoi qu'il en soit, le protocole sanitaire drastique prévu par l'UEFA est donc déjà mis à l'épreuve, à l'avant-veille du premier quart de finale programmé mercredi.

Ce règlement prévoit des tests réguliers pour les huit équipes: une batterie avant l'arrivée au Portugal, ainsi qu'une autre à la veille de la première rencontre de chaque club. Chaque équipe "devra s'assurer qu'aucune personne testée positive ne puisse se rendre sur le lieu du match ou y participer", indique le protocole de 33 pages édicté par l'UEFA.

Pour pouvoir jouer, une équipe devra disposer de 13 joueurs sains, y compris le gardien de but, selon une annexe au protocole.

Si une équipe ne dispose pas de 13 joueurs figurant sur la "liste A" soumise au prélable à l'UEFA, l'UEFA "peut autoriser la reprogrammation du match".

Si le match ne peut être reprogrammé, l'équipe ne pouvant pas aligner 13 joueurs "sera tenue responsable" et aura match perdu sur le score de 3 à 0, prévoit encore l'annexe.

L'Atlético n'en est pas là, mais la pression est maximale.