"Il est évident que cette fête du sport a été gâchée", a-t-il ajouté. "Et nous regrettons très sincèrement les débordements parfois inacceptables qui ont eu lieu", a encore dit le ministre, sous le feu des critiques après ses déclarations sur le nombre de faux billets.

"C'est l'évènement qui a mobilisé le plus de policiers et de gendarmes depuis que je suis ministre de l'Intérieur", a encore dit M. Darmanin, rejetant toute critique sur le nombre de forces de l'ordre présentes: "il y avait très largement assez d'effectifs de police".

"Plusieurs billets ont été dupliqués des centaines de fois", a-t-il aussi déclaré, évoquant le cas d'un ticket reproduit "744 fois".

Le ministre de l'Intérieur a réaffirmé que "110.000 personnes" se sont présentées "dans et autour du Stade de France", soit "35.000" de plus que la jauge prévue, correspondant selon lui à des supporters avec des billets falsifiés ou sans billet.

Gérald Darmanin et la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra incriminent depuis samedi soir les supporters britanniques estimant qu'ils sont en grande partie responsables des incidents, avec une "fraude massive, industrielle et organisée de faux billets", un argumentaire très critiqué, en Angleterre comme en France.

Cette situation a, selon les autorités, entraîné près du Stade de France un engorgement massif, des débordements et une intervention des forces de l'ordre.

A cet égard, Gérald Darmanin s'est "excusé très sincèrement" auprès des supporters de Liverpool pour "les grands dégâts, notamment sur des enfants" causés par les gaz lacrymogène, utilisés de "façon disproportionnée", assurant que des "sanctions seront prises".

Les "citoyens britanniques et espagnols pourront déposer plainte dans leur pays à partir de lundi" et ils pourront aussi saisir l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), a indiqué M. Darmanin.

"J'ai vu personnellement deux faits, où manifestement l'ordre public et l'utilisation du gaz lacrymogène étaient contraires aux règles d'emploi", a-t-il encore dit, précisant avoir "demandé des sanctions au préfet de police pour ces deux responsables des forces de l'ordre".

Gérald Darmanin a annoncé aussi avoir demandé au délégué interministériel aux JO, Michel Cadot, d'envisager "des règles différentes" que celle de la dispersion avec du gaz lacrymogène en cas "d'évènements sportifs exceptionnels", estimant que ces moyens n'étaient pas "adéquats".