Remy Sergio ne veut pourtant pas qu'on le compare à son copain

Mercato été 2007

DELDEN Cristian Leiva s'étant directement investi au sein d'un groupe désormais fort de vingt-huit joueurs (entourés de dix membres des staffs technique, médical et de l'intendance), la délégation carolorégienne est au complet.

Parmi les Zèbres, on découvre Remy Sergio. Arrivé de Marseille (où il a été formé et a fréquenté le grou- pe des espoirs), l'intéressé entre parfaitement dans le processus de recrutement appliqué par Mogi Bayat qui est resté fidèle à son marché français. Il est difficile de ne pas assimiler le médian méditerranéen à son compatriote Fabien Camus au- quel il ressemble furieusement (on les prendrait aisément pour des frères) et dont il a le même profil footballistique.

"Fabien m'a précisément détaillé les caractéristiques du club que je rejoins aujourd'hui. Je débarque dans les meilleures dispositions mais je ne souhaite pas que l'on nous compare. Nous avons certes des points communs. Comme lui, je suis un médian offensif et je suis droitier mais il faut s'arrêter là."

Remy Sergio n'a pas hésité longtemps à se décider : "J'étais en fin de contrat à l'Olympique de Marseille pour le compte duquel j'ai disputé trois matches amicaux et figuré une fois sur le banc des réservistes sans avoir pu participer à une rencontre de L1. Je n'ai pas reçu une proposition qui me convenait. Je sais que je dois m'adapter à la Belgique et plus particulièrement à Charleroi mais les conditions de mon transfert m'agréent."

Le garçon a signé pour deux ans au Mambourg : "Il est clair que la situation serait plus simple pour moi si Fabien Camus reste ici plutôt que d'être transféré (NdlR : on sait que l'Arlésien souhaite voguer vers d'au- tres cieux plus élevés) mais je veux prioritairement saisir ma chance à mon tour. Je ne me reposerai pas sur un contrat qui me laisse le temps de voir venir puisque je suis tranquillisé jusqu'en juin 2009. Je ne suis pas venu pour bénéficier d'un contrat mais pour progresser et m'imposer !"

Remy Sergio ne serait pas le premier à exploiter un tremplin idéal... mais on sait qu'Abbas Bayat ne veut plus que son Sporting soit une planche d'appui. De quoi nourrir un peu plus les ambitions de chacun...



© La Dernière Heure 2007