"Pour le moment, nous planifions l'Euro exactement comme nous le souhaitons", dit-il au site allemand Sportschau.de, de la télévision publique ARD, en réponse à une question sur l'accès des supporters aux enceintes sportives des 12 pays retenus pour la compétition du 11 juin au 11 juillet.

"Si vous m'aviez demandé en février si j'étais prêt à affronter une pandémie qui met le monde à l'arrêt, je vous aurais pris pour un fou", dit-il, "mais maintenant nous sommes bien préparés, nous sommes plus malins et plus forts que l'an dernier, parce que nous savons que tout peut arriver".

"Nous pourrions faire différentes choses. Nous réfléchissons à des solutions sans fans, ou avec 30%, 50%, 70%" (d'occupation des stades ndlr)", poursuit-il: "En théorie, nous pourrions organiser l'Euro dans douze, onze, dix, trois pays ou même un seul. Nous pouvons le faire, si nous le voulons".

L'idée de cet Euro international, imaginé par Michel Platini, ne réjouit cependant pas le patron actuel de l'UEFA: "Symboliquement, c'est très joli, mais pour nous ce n'est pas simple, indépendamment de la pandémie. Nous n'en sommes pas très heureux (...) c'est un grand défi, mais je suis certain que l'Euro aura lieu l'an prochain".

Et si c'était à refaire? "Je ne crois pas que je soutiendrais de nouveau cette idée", avoue M. Ceferin.

Sur le plan sanitaire, le dirigeant slovène se félicite en revanche des protocoles mis en place par l'UEFA: "Depuis août, nous avons organisé plus de 420 matches internationaux, je ne parle que des matches UEFA, sans un seul incident notable".