En poste depuis 2003, l'homme d'affaires de 71 ans a remporté sans surprise l'élection à laquelle ont participé un peu plus de 38.000 "socios", un record dans l'histoire du club centenaire. Mais avec 62,6% des voix contre 34,7% pour son principal adversaire, Joao Noronha Lopes, c'est aussi son score le moins confortable.

M. Vieira doit être jugé pour "obtention d'avantage indu" dans le cadre d'un procès pour corruption visant 16 autres personnes, dont trois juges.

"Je n'ai commis aucun crime. (...) Si un jour je suis condamné pour corruption, je quitte immédiatement le Benfica", s'est-il encore défendu mardi dans un entretien à la chaîne CM-TV.

M. Vieira a également été mis en examen pour fraude fiscale dans une enquête visant le club, qui a par ailleurs été impliqué dans d'autres affaires portant notamment sur des soupçons de matches truqués.

Devant cette succession d'affaires, la contestation à l'encontre de M. Vieira a pris de l'ampleur et même l'international portugais Bernardo Silva, formé chez les Aigles de Lisbonne, a pris part à la joute électorale.

Dans un message publié sur son compte Twitter, l'attaquant de Manchester City a notamment regretté que "le club soit associé à des centaines d'affaires judiciaires et de corruption qui entachent son nom".

Depuis que Luis Filipe Vieira dirige le Benfica, le club a remporté sept fois le titre de champion du Portugal, trois Coupes du Portugal, sept Coupes de la Ligue et cinq Supercoupes du Portugal.

Sur la scène continentale, il a toutefois échoué à deux reprises en finale de l'Europa League.

Avant de prendre les rênes du Benfica, M. Vieira a fait fortune dans le commerce de pneus avant de se diversifier dans le bâtiment et l'immobilier. Il s'est lancé dans le football à Alverca, petit club de la banlieue de Lisbonne qu'il a dirigé entre 1991 et 2001.