Wamberto a retrouvé, l'espace d'un entretien avec son ami De Camargo, le stade du Standard

SCLESSIN " Aucune chance de me perdre, la voiture connaît le chemin du stade sur le bout des pneus" , rigole d'entrée Wamberto.

Le ton est donné. Car, pour lui comme pour son ancien coéquipier Igor De Camargo, la vie semble toujours belle. À l'heure (d'automne) où les rayons de soleil ont disparu de notre paysage, ce duo vous réchauffe le coeur. Par des sourires. Sincères. Francs. Réconfortants.

Leurs tempéraments naturels, mais aussi leurs parcours respectifs, ont forgé ce trait de caractère. Profitant de tout ce que la vie leur offre désormais après une jeunesse passée au Brésil suivie d'une arrivée en Belgique, territoire lointain et méconnu, sans les membres proches.

Sur ce point, les deux compères sont incollables. "Je suis arrivé sur votre sol le 23 septembre 1991. J'avais 16 ans", se souvient Wambi. "Ma venue à Seraing a été consécutive au Mondial des -17 ans auquel j'avais participé. Des contacts avec Sao Paulo avaient été établis, sans aboutir. Car mon club (Sampaio) demandait une somme beaucoup trop importante. Que seuls des cercles européens pouvaient se permettre d'acquitter." Ce montant de transfert, le petit Brésilien n'en a jamais eu écho. "Parfois, cela a été difficile de se retrouver loin de ma compagne et de mon enfant."

"Moi, j'ai eu la chance d'hériter d'une famille d'accueil formidable à Maasmechelen lorsque j'ai débarqué le 15 août 2000", reprend Igor De Camargo avec la même précision. "En provenance d'Estrela, petit club de Sao Paulo, je suis parti sans certitude."

Souza à la base de leur amitié

Si Seraing et Genk ont été leurs premiers ports d'attache, leur rencontre aura lieu plus tard. Après quelques instants d'hésitation, les confrères retrouvent l'origine de leur amitié. "Igor militait au sein du club d'Heusden et moi... à Mons. Avec Souza Guedes , Igor est venu à Mons pour signer des autographes. De là date notre première rencontre."

À ce moment débouche Ogushi Onyewu qui, comme l'ensemble des joueurs de Sclessin ayant connu Magic Wambi, vient le saluer. "Alors t'es prêt?", lui lâche-t-il du haut de son mètre nonante deux. Taquin, le Brésilien assène la réplique : "sois prudent, je vais te casser" , avant de partir dans un éclat de rire communicatif.

Aucun match ensemble !

Six mois de vie commune à Sclessin ont débouché sur une statistique curieuse : jamais les deux compères n'ont évolué côte à côte ! "Ce n'est pas possible", s'interrogent-ils. "Mais c'est vrai. Quand je suis arrivé, Wambi ne jouait pas. Puis je me suis blessé en coupe contre Gand. Comme je n'ai plus rejoué jusqu'au terme de la saison et qu'il est parti... C'est vraiment dommage", regrette Igor qui a par contre bien en mémoire les affrontements. "Chaque fois que l'on joue l'un contre l'autre (Mons-Genk, Brussels-Standard 3-1), il a reçu des patates !"

Voilà les Dragons prévenus.



© La Dernière Heure 2006