18e journée. Les six premiers s'imposent. Steven Defour se blesse mais les Rouches sont plus solides que jamais


Riga finalement confirmé!


Baseggio: "Il y a plus de chances que je reste"


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BRUXELLES La malédiction du Soulier d'Or. Ne serait-ce pas un magnifique titre dont aurait pu user le légendaire Hergé pour préfacer un de ses albums consacrés à Tintin ?

Et, justement, tintin, c'est le Standard qui risque de l'être dans les semaines à venir avec la perte, pour cause de blessure, de Steven Defour, lequel aura donc à peine eu le temps de chausser son Soulier d'Or qu'il l'a déchiré au contact de la fatalité. En d'autres temps, confronté à une telle contrariété, le club de Sclessin aurait sans doute mal vécu ce mauvais coup du sort.

Et, là, allez savoir pourquoi, on devine que ce Standard au collectif toujours aussi soudé et à l'état d'esprit tellement positif va vite digérer l'absence de son capitaine, comme il a très bien digéré les lendemains, parfois difficiles, qui ont suivi le sacre de Defour comme meilleur joueur 2007. Pour preuve on en retiendra que cette évidence mais qui pèse d'un poids énorme dans le contexte actuel du championnat : des équipes de tête, c'est celle du Standard qui a été la seule, ce week-end, avec l'étonnant Cercle, à dominer son sujet et son adversaire.

Tous leurs rivaux, même s'ils ont fini par l'emporter, l'ont fait en passant les trois points du succès par la toute petite porte, que ce soit le Club Bruges à Mons, le GBA chez lui contre Dender et Anderlecht face au FC Malinois. Et puisqu'on en était à parler d'absence, gageons que celle qui attend Frutos sera bien plus préjudiciable au Sporting que celle de Defour à ce Standard qui, finalement, n'est pas aussi démuni au niveau de son banc qu'on avait tendance à le croire à l'ouverture de la compétition.

Pour Anderlecht, par contre, si un véritable renard du petit rectangle ne pointe pas très vite son museau, à quoi serviront les centres tendus et précis de Boussoufa et Chatelle, les deux plus dont a hérité l'équipe au sortir de la trêve ?

Une trève qui, manifestement, n'a pas permis au FC Brussels et à Mons de se refaire une santé morale. Passe encore pour les Montois, dont le souci de finition - encore pire que celui des Anderlechtois ! - est la seule faiblesse chronique.

Mais qu'écrire, alors, des Bruxellois où l'esprit d'équipe n'est manifestement plus qu'un vague souvenir auquel Albert Cartier n'arrive plus à donner vie. Son licenciement programmé aujourd'hui s'inscrit, à l'analyse de cette vérité, dans la logique des événements. Bien sûr il n'est pas le seul coupable. Mais s'en défaire coûtera moins cher à Johan Vermeersch que s'il devait renvoyer les trois quarts de son noyau. Et comme son message ne passe plus, autant trouver la voix de l'espoir ailleurs. Là où la concurrence s'annonce féroce, puisque les Montois, qui vont se séparer ce lundi de José Riga, ont déjà, eux aussi, frappé à cette porte de la dernière chance...



© La Dernière Heure 2008