Statuant en appel de la décision disciplinaire de l'UEFA, la juridiction sportive a jugé cette sanction mieux "proportionnée" au manquement du portier, puisqu'aucune "faute significative" ne peut lui être reprochée, explique le TAS dans un communiqué.

Des traces de furosémide, un diurétique, avaient été retrouvées dans les urines du joueur de 25 ans le 30 octobre dernier lors d'un contrôle inopiné, mais l'Ajax avait affirmé qu'Onana s'était senti mal et avait pris un médicament initialement destiné à son épouse.

"Je veux juste préciser que tout ceci est le résultat d'une erreur humaine. J'ai confondu un médicament avec une substance interdite par l'AMA (l'Agence mondiale antidopage, ndrl) avec une simple aspirine", dont "l'emballage était presque identique", avait de son côté expliqué le gardien.

Le club avait par ailleurs estimé que le Lasimac - diurétique et hypotenseur - "n'améliore pas les performances" d'un sportif, mais cet argument n'a été retenu ni par l'UEFA ni par le TAS, qui a refusé de "lever entièrement la suspension".

La sanction contre André Onana, qui court depuis le 4 février, doit désormais s'achever le 3 novembre prochain, précise l'instance arbitrale dans sa décision.