24e poste en 33 ans de carrière pour Long Couteau nommé sélectionneur de la Hongrie.

Georges Leekens a ceci de fascinant qu’il parvient toujours à rebondir. Surtout là où personne ou presque ne l’attend. Après avoir posé sa candidature ces dernières semaines à Courtrai ou à la fédération… rwandaise, Long Couteau a finalement trouvé le 24e poste de sa carrière à Budapest, où il a été nommé sélectionneur de l’équipe de Hongrie.

Après avoir essuyé les refus de l’ancien sélectionneur danois Morten Olsen, de l’Autrichien Andreas Herzog, du Portugais Paulo Sousa alors que les Italiens Marco Rossi (passé par Honved, le plus grand club du pays) et Giovanni Trappatoni s’étaient déclarés disponibles, Leekens a signé pour deux ans plus un an et demi en option un contrat particulier avec une rémunération à la performance que "beaucoup n’auraient pas accepté", a tenu à préciser le président de la fédération.

Le technicien, qui va débuter son mandat le 9 novembre prochain au Luxembourg en amical et qui dirigera aussi les Espoirs, débarque seul et travaillera avec le staff en place.

Fidèle à ses habitudes, Leekens a fait du Leekens lors de sa présentation en conférence de presse, ne promettant pas grand-chose : "je ne peux pas garantir que nous allons avoir du succès mais nous allons travailler dur", saluant son prédécesseur "je suis certain que Bernd Storck a fait du très bon travail" et jouant la séduction en lançant à son auditoire surpris par sa nomination : "Ne pensez pas que j’ai été choisi pour mes beaux yeux, je sais que ce sera difficile".

Si la Hongrie avait réussi son Euro jusqu’à sa lourde élimination face aux Diables en huitièmes (4-0), elle n’a pas confirmé lors des qualifications à la Coupe du Monde, terminant 3e de son groupe avec 13 points très loin derrière le Portugal et la Suisse (27 points) en trouvant notamment moyen de concéder un nul aux Îles Féröé (1-1) et de s’incliner en Andorre (1-0).