Albert Cartier a signé pour cinq mois avec pour seul objectif le maintien

MONS Le nouveau coach de l'Albert s'est fait attendre. Annoncé à 14 h, le Vosgien ne fit son apparition que sur le coup de 16 h. Et c'est Dominique Leone qui, courageusement, prit la parole le premier. "On a confirmé José Riga la semaine passée mais suite à ce qu'on a vu contre Malines, c'est-à-dire une équipe complètement démotivée, j'étais catastrophé. Je tiens aussi à signaler qu'Albert Cartier fut d'emblée mon premier choix. Il est, pour moi, le seul qui puisse nous sauver."

Le Vosgien, visiblement heureux d'être là, semble être armé pour relever le défi qui lui est proposé. "Une chose est sûre : il y a 45 points à prendre et le défi proposé sublime l'entraîneur qui est en moi. C'est peut-être la mission la plus importante qui m'ait été confiée depuis que je suis entraîneur même si, à Metz, la situation était semblable. Pour en revenir à Mons, j'avais dit de cette équipe qu'elle serait peut-être l'outsider avec Gand. Je vais avoir l'occasion de vérifier mes dires."

Ce n'est que ce matin que le Français sera présenté à son groupe. Une prise de contact qui se poursuivra dans l'après-midi, deux séances étant au programme. "Je connais personnellement deux joueurs : Ragued, coaché à Gueugnon, et Brahami, à La Louvière. J'ai connu Nicaise indirectement et je connais bien entendu pas mal d'autres joueurs de par leur réputation."

Chose étonnante dans le milieu du football, Albert Cartier ne s'est lié à l'Albert que pour cinq mois. À moins qu'une option, morale celle-ci, offre au coach une rajoute en cas de maintien ? "C'était la volonté de M. Cartier" , précise Dominique Leone, qui ajoute : "Ça ne sert à rien de discuter de l'avenir si celui-ci ne nous mène pas en D1."

L'ex-coach du Brussels, même s'il n'a pas encore reçu officiellement son C4 malgré une visite dans la Capitale hier matin, ne souhaitait pas revenir sur le passé. Il est toutefois évident que sa soif de revanche est grande. "Soit on est un éternel frustré, soit un éternel guerrier. Moi, je suis un battant !"

Qui n'a aucune crainte vis-à-vis d'un vestiaire réputé difficile. "J'aime les joueurs de caractère. On a besoin de ces personnalités pour obtenir des résultats. L'avantage d'être français ? Je n'ai pas l'impression que José s'adressait aux joueurs dans une autre langue..."

Cartier, le sauveur ? On en aura un premier aperçu samedi... "J'attends Mouscron avec impatience. C'est excitant pour tous !"



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