L’attaquant français d’Eupen est ambitieux pour ses débuts en D1

EUPEN Avec un programme de matches amicaux plus qu’abordable, il est difficile de dresser un état des lieux du noyau germanophone. Mais force est de constater qu’un élément paraît tout particulièrement affûté au cours de la préparation, Mathias Lepiller.

Étonnant dans la mesure où le Français, même si son talent n’a jamais été remis en doute, n’avait pas souvent adopté la mentalité adéquate la saison dernière. “C’est vrai que je me sens vraiment bien en ce moment” , avance celui qui fut formé au Havre. “J’ai bien travaillé durant la pause, beaucoup couru et je me sens plus sec. Mais, surtout, je sais que je suis à un tournant de ma carrière et que c’est le moment de commencer quelque chose de bien.”

D’où vient ce revirement d’attitude dans le chef de l’attaquant eupenois ? “J’ai constaté, lors du tour final, que je pouvais, que je devais faire mieux. À partir de là, j’ai davantage travaillé en repositionnement défensif. Oui, les playoffs furent vraiment un déclic...”

Et comment cela se passe-t-il en ce début de saison avec l’intégration de quelques, rares, nouveaux ? “Tout le monde s’intègre bien. Jefferson, même s’il n’est pas encore en condition, sera un renfort intéressant. Ainsi que mon grand ami Benjamin Laurant (NdlR : ils ont été formé ensemble au Havre) qui recevra, je l’espère, une proposition de contrat. Pour le reste, il nous manque peut-être encore un petit quelque chose, mais il faudra attendre quelques rencontres de championnat pour dresser un bilan.”

Justement, qu’espère celui qui a transité par la Fiorentina pour les débuts d’Eupen en D1 ? “Si nous pouvions commencer en force comme la saison dernière, ce serait parfait. Personnellement, je me réjouis d’y être et de bénéficier d’un peu plus d’espace qu’en D2. Le club vise le maintien, mais moi, je nous verrais bien aux alentours de la 11e, 12e place. En ce qui me concerne, si l’équipe tourne, je me ferai aussi remarquer...”



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