Charleroi continue son chemin

BRUGES Après avoir concédé avec le sourire un rappel à la Johnny Halliday à leurs supporters, les Zèbres affichaient forcément la mine des grands jours... Sébastien Chabaud gardait son calme: «Nous étions bien appliqués. On savait que ce déplacement ne serait pas facile mais les choses sont rapidement devenues agréables. Ensuite, il convenait de rester organisés et concentrés sur notre sujet jusqu'au bout, ce que nous avons fait à merveille. Ne pensons pas encore à Genk! Ce serait une erreur. Avant, il y a le Brussels. Une formation qui se bat pour son maintien n'est guère évidente à manoeuvrer. Après, on verra mais, de toute façon, ce sont les autres qui tremblent, ce n'est pas notre cas, loin de là!»

Autre exemple de pondération, Frank Defays abondait dans le même sens que la vedette du jour: «Nous ne sommes pas encore à Genk. Le Brussels viendra d'abord à Charleroi avec le couteau entre les dents qui sied à sa position tout ce qu'il y a de plus inconfortable. Avec l'état d'esprit et les qualités dont nous pouvons nous targuer, je ne me fais pas de souci quant à notre détermination à passer l'écueil. Pour ma part, je n'en serai pas à cause d'une carte jaune récoltée pour un contact, certes rugueux, mais qui fait partie de notre sport. Il n'y a jamais de préférence pour prendre le carton synonyme de suspension. Il fallait bien que ça tombe un jour mais j'aurais préféré ne pas le voir du toute cette saison.»

Toni Brogno déplorait pour sa part la première grosse chaleur de l'année: «Ah! oui, ce n'était pas évident de jouer par un temps pareil. Heureusement que le score s'est rapidement débloqué en notre faveur. Nous avons ainsi pu gérer notre avantage en levant un peu le pied en fin de partie. Cela étant, le Cercle n'en voulait alors plus depuis longtemps.»

Loris Reina savourait à bon droit sa première titularisation depuis son éviction du onze après l'élimination en Coupe de Belgique: «Physiquement, j'ai éprouvé quelques petites difficultés, ce qui est normal. Je n'ai jamais vraiment douté. Cela étant, mon assist me fait un bien fou psychologiquement.»

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