La dernière fois que Scifo avait emmené son équipe à l’hôtel, elle l’avait emporté face au Beerschot dans la foulée

Le Standard au Tondreau, c’est toujours un événement. Plus encore que lorsque c’est Anderlecht ou Charleroi qui s’y produit. Bien que 500 places en T3 seront mises en vente dimanche après-midi, le Tondreau n’aura jamais accueilli autant de supporters cette saison : 8.000.

Enzo Scifo s’en réjouit, lui qui sait à quel point le soutien du public peut aider une équipe : “Depuis que je suis là, je n’ai pas à me plaindre. Le public n’est pas nombreux, mais il se fait entendre. La T2 est exemplaire. Même contre Charleroi, alors que nous nous faisions bousculer, les fans n’ont jamais cessé leurs chants. Toutes les équipes du monde ont besoin d’un public, surtout dans certaines circonstances.”

Les circonstances dont Scifo parle, ce sont les creux que rencontre encore son équipe. Dimanche, il n’en sera sans doute rien, le fait d’affronter le Standard ayant un effet positif sur la concentration. Et ce, même si ce Standard-là n’a rien de l’épouvantail qu’il a été il y a quelques années.

“Y a-t-il un bon moment pour affronter le Standard ? J’essaierai de connaître la formation liégeoise dès que possible, mais je n’en ferai pas une obsession. Je préfère me concentrer sur mon équipe, faire en sorte qu’elle prenne le jeu en mains en instaurant une certaine pression. Dès samedi soir, nous serons en mise au vert dans un hôtel de la région. Pas parce que c’est le Standard (NdlR : les Dragons étaient allés en mise au vert entre Charleroi et le Beerschot, avec un succès 1-0 à la clé), mais parce que c’est le moment de rester ensemble.”

Si Scifo devra composer sans Franquart et Matthys (voir par ailleurs), il disposera pour la première fois de Le Postollec et de Nicaise, qui devraient jouer ensemble. “Ils peuvent être complémentaires sous certaines conditions que je leur exposerai le cas échéant. Le retour de suspension de Flavien me réjouit. Nous nous sommes rendu compte que son profil nous était très utile dans notre quête d’équilibre. Lors des cinq ou six derniers matchs, mon équipe manquait de consistance dans l’entrejeu.”

Une chose est sûre : les supporters liégeois ne verront pas Angeli au coup d’envoi : “Je n’ai pas changé d’avis sur lui. Je continue à penser qu’il peut devenir un titulaire, mais jusqu’ici, il avait un blocage psychologique. Techniquement et physiquement, il a beaucoup d’atouts. Il lui reste à travailler son jeu sans ballon.”



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