STANDARD - BRUSSELS. Olivier Renard a déjà fait taire bon nombre de ses détracteurs

SCLESSIN L'an dernier à la même époque, Olivier Renard entamait presque sa carrière de gardien actif . De son statut de réserviste, il se voyait mis en lumière.

Aujourd'hui, si lui n'a pas changé, le contexte est autre. "En août dernier, on a commencé par une défaite. Avec une défense où, avec deux jou- eurs (NdlR : Coelho et Matias), on ne se comprenait pas. À ce jour, le contact est parfait puisque Marcos est là depuis huit mois et comprend tout."

De débuts critiqués à l'envi par certains, l'ancienne doublure de l'Udinese y a puisé force et sérénité. "Il s'agit de l'une de mes fiertés de la saison écoulée : être parvenu à convaincre pas mal de sceptiques à mon sujet. Lors de nos sorties, le public s'est même mis à scander mon nom. Les critiques, je les accepte si elles sont fondées. Je ne demande que du respect, une base dans la vie. Au décompte, je dresse un bilan satisfaisant de ma première année comme titulaire. Mais je veux encore progresser afin de devenir meilleur, ou moins mauvais pour ceux qui ne m'apprécient pas, au fil des jours."

Cordier a signé pour jouer

Au-delà de son rôle de numéro 1 en club, le Carolo d'origine a une autre idée derrière la tête. "L'an dernier, je ne pensais nullement à une convocation en équipe nationale. La date de mon mariage l'a prouvé à souhait. Cette saison, je tiens d'abord à tout donner pour le Standard... avec comme objectif supplémentaire d'être appelé chez les Diables Rouges."

Sa présélection pour le match contre la Serbie témoigne de la faisabilité du projet.

Bien engagés dans la compétition, reste aux Rouches à être plus performants dans leur Enfer . "Contre Charleroi l'an dernier, on sortait d'une défaite imprévue à Lokeren. Le contexte est différent. Notre succès à Zulte doit nous donner confiance sans croire en notre invincibilité, ce serait là une lourde erreur. Avec l'accroissement des abonnés, ils nous témoignent plus encore leur confiance. Ce qui sous-entend que nous devons plus encore mouiller le maillot pour eux."

À appliquer dès ce soir face au Brussels où un certain Cordier est toujours barré par papy Nys. "Je ne me permettrai pas de critiquer Nys ou le choix du coach. De là à avoir transféré un keeper comme Cordier pour le mettre sur le banc, on peut s'interroger. Il allait au Brussels plutôt que de venir à Sclessin pour obtenir du temps de jeu. Lui est allé là pour jouer, pas pour apprendre. Au contraire de moi quand j'ai débarqué à l'Udinese où j'allais pour apprendre."



© La Dernière Heure 2007