La Gantoise - Charleroi. Les Zèbres ne bâcleront pas leur fin de championnat... mais ça sent quand même la fin!

CHARLEROI On se donne les objectifs que l'on veut... mais aussi que l'on peut mais personne ne peut nier, dans les sphères du Mambourg, que l'élimination en Coupe de Belgique a provoqué une cassure. Jacky Mathijssen qui attache une importance à chaque match - quel qu'il soit - a lui-même compris qu'il devait désormais composer avec de nouveaux paramètres: «Je suis en face d'un groupe qui est mentalement touché. Je dois donc agir en fonction de l'état d'esprit, certains joueurs étant plus à même de réagir que d'autres.»

En référence à la morale dictée par Jean de La Fontaine au bout d'une de ses plus célèbres fables (Les animaux malades de la peste), les gens du Mambourg n'en mourront pas mais ils sont tous frappés: «J'ai besoin d'hommes forts dans leur tête. D'autant qu'après les événements de mardi dernier, le calendrier nous propose l'une des plus difficile missions de notre saison», poursuit l'entraîneur du Sporting hennuyer.

Il est vrai que le contexte est totalement défavorable aux Carolos: «Nous sommes sous l'effet d'un coup de massue et les Gantois sont en pleine euphorie, et ce avec l'appui de leurs grandes qualités. Il n'y a actuellement pas plus fort qu'eux chez nous, tandis qu'ils ambitionnent méritoirement la troisième place du classement final qui donnera accès à la Coupe de l'Uefa.»

Il faut rappeler, en effet, que La Gantoise domine carrément le championnat depuis la reprise du mois de janvier (25 points sur 36 contre 23 au Standard et à Anderlecht) et qu'elle aurait sans doute eu son mot à dire dans la course au titre si elle avait mieux traversé la première partie de la saison. Jacky Mathijssen insiste: «L'histoire et ses statistiques n'arrangent pas nos affaires non plus. Il paraît que Gentbrugge est l'endroit le plus maudit pour Charleroi!»

Effectivement, les Zèbres de toutes les époques ont gagné au moins une fois partout (même dans les principaux temples du football belge) mais ne se sont plus imposés là-bas depuis plus de cinquante ans. C'était en 1954!

Cela étant, les quatre derniers matches du championnat ne sont pas dénués d'intérêt pour les gens du Mambourg. D'une part, ils apprécient jouer un rôle d'arbitre (ce qui sera assurément le cas aujourd'hui); d'autre part, ils pensent à l'avenir: «Il est exact que je compte en profiter pour y voir un peu plus clair en vue de la saison prochaine. Nous avons le devoir de bien terminer l'exercice encore en cours et préparer le suivant.»

C'est l'occasion, de rebondir pour les joueurs de Charleroi qui se doivent d'encore rassurer leurs proches...

© Les Sports 2006