Cela fait déjà vingt ans maintenant que Pär Zetterberg a quitté le Sporting carolo, après avoir laissé éclater son talent durant une saison et demie à la face de la Belgique. Dans la foulée, il allait briller au Parc Astrid et conquérir le Soulier d’Or.

"Que le temps passe vite, c’est incroyable. Bien sûr, je continue à suivre ces deux clubs qui ont énormément compté dans ma carrière. Je suis au taquet sur Internet. Je sais qu’Anderlecht l’a emporté face à Beveren, mais que Charleroi a eu moins de réussite."

Désormais de retour à Falkenberg, son patelin natal, le Suédois n’a évidemment pas tiré un trait sur notre pays : "Mon meilleur ami vit toujours en Belgique. Je viens encore de temps en temps mais sans rien programmer. Pour être honnête, je n’ai plus trop de contact avec mes anciennes couleurs. Juste quelques coups de fil avec Pierre Leroy, qui était délégué chez les Mauves à mon époque."

C’est que le médian de poche n’a pas non plus trop le temps de souffler : "Je travaille pour le club de Falkenberg, mais essentiellement pour le plaisir. Je fais pas mal de trucs, sans être pour autant payé. Ma vraie vie, c’est de travailler dans une école de foot, avec des jeunes de dix à quinze ans. Je fais ça douze heures par semaine et je prends mon job très au sérieux."

Avoir Pär Zetterberg à la baguette, ça en jette : "Mes élèves n’avaient en moyenne que cinq ans quand j’ai remisé mes crampons. Ce sont plus les parents qui m’ont connu durant ma carrière. Ce qui m’importe, c’est de donner de bonnes bases à ces enfants. De leur apprendre le foot, mais aussi inculquer des valeurs importantes comme le fair-play avec les autres joueurs ou les supporters."

Un premier pied dans le monde du coaching ? "C’est très différent d’un travail en club. Ici, je ne dois pas former une équipe mais faire que chaque joueur s’améliore. Ce sont deux mondes…"

Reste qu’il y a toute une génération à faire mûrir en Suède : "On arrive en fin de cycle, après avoir eu des talents extraordinaires. Un peu comme la Belgique après 2002. Il va falloir attendre quelques années avant que l’on parle à nouveau de nous."

Gaël Benazzi