Si les stades se remplissent aux États-Unis pour voir les stars du ballon rond, les audiences ne sont pas (encore) mirobolantes.

Les amateurs de ballon rond au pays de l’Oncle Sam sont en ébullition. Toronto affronte en effet ce samedi (22h30) Seattle en finale du championnat nord-américain de football (MLS). Soit exactement la même affiche que la saison dernière. Mais les équipes ne sont plus les mêmes et Toronto pourrait bien devenir la première franchise canadienne à inscrire son nom au palmarès de la MLS. La finale, l’an dernier, avait connu une issue dramatique pour les Torontois : une défaite aux tirs au but. Cela n’avait pas échappé à la sagacité des amateurs de ballon rond qui peuvent suivre jusqu’à quatre rencontres, en direct qui plus est, sur les antennes d’Eurosport dont la grosse affiche du dimanche soir.

En 2015, en effet, la MLS avait signé un contrat de télédiffusion de quatre ans avec la Sky, pour le Royaume-Uni, et avec Eurosport pour le reste du Vieux Continent. Ce contrat comprenait l’exclusivité des droits télévisés et numériques sur toutes les rencontres de la saison classique et des playoffs, jusqu’en finale. "Cela va nous permettre d’élargir considérablement notre empreinte internationale", se réjouissait en 2015 Gary Stevenson, président et administrateur délégué de MLS Business Ventures.

La chaine thématique dédiée au sport espérait ainsi faire la main basse sur un championnat émergent où l’on retrouve de vieilles stars du ballon en pré-retraite au pays des dollars. "Ce nouvel accord avec la MLS est une preuve de confiance envers la ligue et son potentiel de développement", déclarait à l’époque Peter Hutton, directeur général d’Eurosport, tout en se félicitant que la Ligue attire des noms connus en Europe.

Force est de constater que si la fréquentation des stades augmente saison après saison aux États-Unis (Atlanta boostant la moyenne depuis son arrivée), l’audience télévisée rencontre moins de succès. Ainsi, aux États-Unis, ESPN compte sur une moyenne de 272.000 téléspectateurs par match contre 236.000 sur la Fox. A cela, il faut rajouter la version hispanique via Univision. La Premier League attire ainsi bien plus de monde (422.000 téléspectateurs de moyenne sur NBC, NBCSN et CNBC), même si le décalage horaire impose les rencontres en matinée.

"Nous ne sommes pas la Premier League", note à juste titre Don Garber, commissaire (grand patron) de la Major League Soccer, qui n’oublie pas que la finale de la MLS a réuni tout de même 1,4 million de téléspectateurs l’an dernier. "Nous et nos partenaires voyons de manière positive le fait que l’audience augmente aux USA et au Canada."

L’arrivée prochaine de l’équipe de David Beckham à Miami devrait encore permettre à la Major League Soccer de faire grandir sa marque et l’intérêt porté à la Ligue nord-américaine par les télévisions du monde entier. En attendant, l’ancien Brugeois Victor Vazquez, l’ex-Genkois Chris Mavinga et la superstar Sebastien Giovinco (ex-Juventus) essaieront de soulever le trophée devant le plus de monde possible ce samedi. En Europe, cela se passera sur Eurosport 2.