Malines-Mons : deux coaches sur la sellette...

Football

Kevin Centorame

Publié le

Fragilisé, Thierry Pister sait que son destin, comme celui de Peter Maes, est lié au résultat de ce soir


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MONS L'urgence de la situation étant ce qu'elle est, il est fort probable que le coach dont l'équipe viendrait à perdre le match de ce soir n'y survivrait pas. Intelligent et lucide, Thierry Pister est le premier à reconnaître que sa situation est précaire.

Et sans vouloir donner l'impression de le pousser vers la sortie, précisons que c'est suite à une défaite à Malines que José Riga avait été éconduit... "Peter et moi sommes dans la même position", confie le Gantois, sans pour autant déposer les armes. "Je crois encore le déclic possible. On compte dix points et selon moi, on en mérite quatre de plus. On parle de Courtrai en termes élogieux mais avec ces points, on serait devant les Flandriens. Malheureusement, cette menace pour les quatre derniers rend tout le monde nerveux, à commencer par ceux qui gèrent le club. Mais il faut rester calme."

La majorité des reproches adressés au coach montois concerne sa gestion du groupe (il change rarement son équipe) et ses changements, qui n'ont que trop rarement apporté une plus-value. Du crédit, il en a accordé beaucoup à certains. Mais a-t-il le sentiment d'avoir tout essayé ? "Je ne vais pas commencer à pleurer et à pester sur le fait que je n'ai pas choisi moi-même les renforts. J'ai accepté un challenge qui, à mes yeux, était réalisable. Quelques semaines plus tard, je dois bien reconnaître que cela ne tourne pas comme je l'aurais souhaité. Cela dit, si on n'a effectivement pas gagné, on n'a pas perdu non plus, du moins en championnat. J'ai énormément insisté sur l'organisation et cela a payé. Malheureusement, on ne bénéficie pas du petit brin de chance qu'ont d'autres formations. Quand je vois parfois comment des buts sont inscrits, alors qu'on fait tout sans résultat..."

Dans pareil cas, il faut donc poser la question de confiance mais Pister refuse de parler de sabotage. "Financièrement, les joueurs n'en ont pas intérêt. Et puis, quand on sabote, on le fait dès la première minute, non ? Contre le Lierse, c'était bon avant la pause. Très bon même !"



© La Dernière Heure 2008

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