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L'international portugais de Fenerbahçe (1re div. turque) Raul Meireles a été entendu samedi par la commission d'appel


ISTANBUL L'international portugais de Fenerbahçe (1re div. turque) Raul Meireles a été entendu samedi par la commission d'appel de la Fédération turque de football (TFF) deux jours après avoir été suspendu 11 matches pour insultes homophobes et crachat sur un arbitre.

"Il n'y a pas eu de crachat", a déclaré le vice-président de Fenerbahçe Abdullah Kigili à l'issue de l'audience de 90 minutes devant la commission, dont le joueur est ressorti sans faire de commentaire.

"Nous avons montré les dernières images à la commission. Nous pensons que le Conseil de discipline de la Fédération (PDFK) a pris sa première décision sans voir toutes les images", a expliqué M. Kigili, cité par l'agence de presse Anatolie.

Après l'audition, la commission a annoncé qu'elle refusait de suspendre l'exécution de la sanction mais a donné un délai de cinq jours aux requérants pour lui présenter des "images de l'incident sous tous les angles".

Le PDFK, se fondant sur le rapport de l'arbitre, a infligé 11 matches de suspension et 20.000 livres turques (8.400 euros) d'amende au milieu de terrain pour "crachat sur l'arbitre et insulte à l'arbitre après son exclusion" lors d'un derby contre Galatasaray dimanche.

Le joueur avait déjà écopé d'un match de suspension pour avoir reçu deux cartons jaunes.

Meireles, 29 ans, a démenti avoir craché sur l'arbitre et lui avoir adressé de la main des signes homophobes, mercredi lors d'un entretien sur la chaîne de Fenerbahçe.

L'entraîneur de la sélection portugaise Paulo Bento, le capitaine, Cristiano Ronaldo, et trois autres cadres de l'équipe nationale, Bruno Alves, Nani et Pepe, ont apporté leur soutien à Meireles, vice-capitaine en sélection.

Meireles "est un exemple de sérieux et d'engagement. Je ne crois absolument pas qu'il ait pu être mêlé à une affaire de crachat, affirme Bento dans une lettre publiée sur le site internet de Fenerbahce.

"Les joueurs de la sélection nationale sont entièrement convaincus qu'étant donné son caractère, l'homme, le joueur, le collègue et ami Raul Meireles ne peut avoir commis ce dont on l'accuse", écrivent Ronaldo, Bruno Alves, Nani et Pepe dans un communiqué publié vendredi sur le site de la Fédération portugaise de football.

© La Dernière Heure 2012