Les Brabançons avaient pourtant bien entamé les débats. Ce ne fut qu’un feu de paille.

Au moment d’aborder la seconde moitié de la compétition, la lanterne rouge reste l’encombrante propriété des Sang et Or.

Dimanche au Schiervelde et entre deux draches nationales, elle n’a cessé d’éclairer de sa lumière faiblarde les carences récurrentes d’une équipe pas vraiment habitée par un sentiment collectif de révolte lorsque Van Acker ponctua d’un tir imparable un service en retrait de Lecomte (1-0).

Il restait pourtant assez de temps pour Tubize de rectifier le tir mais hormis un face-à-face avec Biebauw perdu par Babic à la 62e, les visiteurs ne donnèrent pas l’impression de s’arracher les tripes pour contester ce nouveau dénouement funeste.

Le mentor de l’AFC, Sadio Demba, ne pouvait dès lors que constater les dégâts, après avoir rendu un bel hommage à son collègue, Dennis Van Wijk, avec il connut tant de moments heureux, à Roulers notamment : "Nous ne sommes pas des tueurs. Cela s’est vérifié en première période avec toutes ces opportunités galvaudées lamentablement. Parmi les remèdes, continuer à travailler dur est une possibilité pour éradiquer à la longue nos insuffisances en phase de conclusion. Il en existe d’autres mais je ne les évoquerai pas maintenant."

Et le coach sénégalais de ponctuer son débriefing sur une note d’espoir : "Notre marge de manœuvre saute aux yeux. Nous ne pourrons que faire mieux dans la seconde moitié de la compétition", réfutant au passage toute forme de pression paralysante : "Elle est présente depuis le premier match. Tout est question de mentalité. Être battant dans l’âme, c’est toute une culture…"