Le Gareth Bale d’Asie à la place d’Acheampong

Anderlecht veut transférer Ali Adnan, un Irakien de 23 ans qui évolue à Udinese.

Christophe Franken
Saudi Arabia's Abdulmalek al-Khaibri (L) tackles Iraq's Ali Adnan Kadhim during the Asian Cup qualifying football match between Saudi Arabia and Iraq at the King Abdullah Sports City in Jeddah on March 28, 2017. / AFP PHOTO / STRINGER
Saudi Arabia's Abdulmalek al-Khaibri (L) tackles Iraq's Ali Adnan Kadhim during the Asian Cup qualifying football match between Saudi Arabia and Iraq at the King Abdullah Sports City in Jeddah on March 28, 2017. / AFP PHOTO / STRINGER ©AFP

Anderlecht veut transférer Ali Adnan, un Irakien de 23 ans qui évolue à Udinese.

Parmi les dossiers les plus délicats du mercato anderlechtois, il y a celui de Frank Acheampong. Le gaucher a un bon de sortie mais René Weiler aimerait conserver celui qui, grâce à sa vitesse et à sa polyvalence sur le flanc, a un profil unique dans son noyau.

Conscient de la difficulté de conserver Acheampong après avoir déjà dû refuser une grosse offre d’Hull City en janvier, Herman Van Holsbeeck sonde le marché pour tenter de trouver un successeur au sprinter ghanéen.

Parmi plusieurs candidats potentiels, un nom est inscrit en gras : Ali Adnan, un Irakien de 23 ans qui évolue à l’Udinese. Capable de jouer back ou ailier sur le côté gauche, il allie vitesse, puissance, endurance et aisance technique. Des qualités qui lui ont valu surnom dans son pays : le Gareth Bale d’Asie.

Ce Gareth Bale d’Asie remplacera-t-il le Lionel Messi du Ghana, le sobriquet d’Acheampong lors de sa période en Thaïlande ? C’est bien possible. Ali Adnan aimerait quitter Udinese où il n’entretient pas d’excellents rapports avec l’entraîneur, Luigi Delneri, après une saison passée en grande partie comme réserviste. Et son prix, estimé à 4 millions €, ne posera pas de soucis au RSCA.

Mogi Bayat peut , qui plus est, faciliter le transfert, lui qui a ses entrées à Anderlecht et à Udinese grâce à son amitié avec Giampolo Pozzo, le propriétaire du club italien.

Si Ali Adnan débarque au Parc Astrid, cela aura un retentissement jusqu’en Irak où le joueur est une superstar. Superstar parce qu’il est, de loin, le meilleur joueur de son pays mais, plus encore, parce qu’il avait prouvé son patriotisme dans la guerre qui oppose l’armée irakienne à Daech.

Lors de l’été 2014, il avait laissé tomber ses vacances à Miami en compagnie de ses équipiers de Rizespor pour rentrer chez lui et encourager l’armée irakienne. Il avait rendu visite aux militaires puis avait rendu le moral aux troupes par un discours enflammé à la télévision : "Nous sommes prêts à faire face à Daech. Je crois qu’ils sont faibles. Les médias ont fait Daech plus fort qu’ils ne le sont vraiment. Et je pense que l’armée irakienne les anéantira prochainement."

Une prise de position qui lui a valu des ennuis, notamment une interdiction de territoire aux Émirats arabes unis pour un match de qualification au Mondial 2018 avec l’Irak. Celui qui fut élu meilleur espoir de la CAF (la Confédération asiatique de football) en 2013 compte tout de même déjà 45 sélections, à 23 ans.


Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be