Monaco est l'un des grands agitateurs du mercato estival, quelques semaines après sa remontée en Ligue 1. Depuis l'arrivée de Dmitry Rybolovlev, un businessman russe, fin 2011, les moyens de l'ASM semblent illimités. Radamel Falcao, James Rodriguez, Joao Moutinho, Ricardo Carvalho, Jérémy Toulalan et Eric Abidal ont déjà répondu aux sirènes monégasques. Qui sera le prochain ? Peut-être bien Cristiano Ronaldo ! Et cela rend très nerveux Florentino Perez, le président du Real... Celui-ci ne s'en est d'ailleurs pas caché dans les colonnes de Gol Caracol , un magazine colombien.

Outre des questions sur la saison à venir, ce Madrilène pur jus de 66 ans revient sur les transferts à coup de millions signés par le club du Rocher. "La différence entre mon club et Monaco, c'est que le Real ne dépense pas plus que ce qu'il ne gagne, conformément au fair-play financier" , déclare-t-il depuis Bogota. "C'est important car si l'actionnaire s'en va, le club est mort. Mais aujourd'hui, des étrangers qui ont beaucoup d'argent investissent dans des clubs et montent des équipes comme Chelsea, Manchester City ou le PSG. C'est une forme de concurrence déloyale, notamment à propos des salaires."

Sans lui donner tort, cette petite leçon de morale sonne faux dans la bouche de M. Perez. Sans doute serait-il utile de lui rappeler que lui aussi "a monté" toute une équipe à grands frais au cours de la période "Galacticos" (2000-2006). On se rappellera de transactions réussies comme celles de Luis Figo (en 2000 pour 60 millions d'euros), Zinedine Zidane (2001, 73.5 millions), Ronaldo (2002, 45 millions), David Beckham (2003, 37.5 millions), voire même Walter Samuel (2003, 25 millions). Mais également d'arrivées foireuses comme celles de Nicolas Anelka, le "sale gosse" (2000, 35 millions), Michael Owen, l' "éternel espoir" (2004, 12 millions), Jonathan Woodgate, l' "éclopé" (2004, 18.5 millions), Antonio Cassano, le "fou furieux" (2005, 5.5 millions seulement),  Robinho, le "faux Pelé" (2005, 24 millions) et Julio Baptista, l' "oublié" (2005, 20 millions).

Bref, Florentino Perez s'y connait en matière de foot-business. Malheureusement pour lui, il n'est plus l'homme le plus puissant du foot européen. De quoi l'avoir mauvaise, certes, mais pas de quoi perdre son fair-play. Et pas uniquement financier...