Comme c’est le cas depuis plusieurs rencontres, Dries Mertens n’est entré qu’en fin de match mercredi soir contre la France. Sur ces derniers mois, le petit ailier de poche semble être descendu d’un cran dans la hiérarchie de Marc Wilmots. En balance avec Eden Hazard l’année dernière, Mertens n’est plus qu’un simple joker.

À moins d’un an de la Coupe du Monde, il n’a cependant pas abandonné l’idée d’inverser la tendance, en grande partie grâce à son transfert du PSV à Naples cet été. Dans ce club du top de la Serie A, Dries Mertens espère progresser et montrer au sélectionneur qu’il a le niveau pour être dans le onze de base. "Je suis déjà plus fort, Marc Wilmots me l’a dit", précise-t-il. "Je suis tous les jours à l’entraînement avec des grands joueurs comme Higuain et Hamsik. Cela va plus vite qu’aux Pays-Bas et je ne peux que devenir plus fort."

Le joueur de 26 ans admet tout de même que tout n’est pas encore rose dans le sud de l’Italie. Quasiment devenu Néerlandais après sept années passées chez nos voisins, il découvre une toute nouvelle culture. "Et une nouvelle langue", ajoute-t-il. "Je ne peux pas encore converser avec beaucoup de joueurs dans l’équipe. Ce n’est jamais simple au début. Il y a aussi le climat. Disons qu’il fait quand même bien plus chaud à Naples qu’à Eindhoven (sourire). Tout ça fait que mon adaptation est pour l’instant difficile."

Dries Mertens ne cache pas non plus que le niveau d’exigence est monté de plusieurs crans ("le groupe est très fort", dit-il). Avant la reprise du championnat italien le week-end du 24 et 25 août, la presse locale ne place d’ailleurs pas notre compatriote dans le onze-type du Napoli. "Non, les journalistes se trompent", clame-t-il. "Le club m’a acheté pour une belle somme (NdlR : 9 millions d’€) et l’entraîneur Rafael Benitez a confiance en moi. Il maîtrise l’anglais et je peux donc beaucoup parler avec lui. Il est super gentil. Maintenant, ce sera évidemment à moi de jouer. De toute manière, on aura énormément de rencontres cette saison et il aura besoin de tout le monde."