De Camargo, Jovanovic et Mbokani vont permuter

SCLESSIN "La peau de chagrin n'est pas... extensible. Ceci dit, je ne demande plus rien car tout le monde connaît la situation. La Direction n'attend pas que j'actionne la sonnette d'alarme pour réagir..."

La défection inattendue de Defour n'a pas incité Michel Preud'Homme à déclencher un premier plan catastrophe. Pas encore. Solidaire comme rarement il l'a été - ce qui constitue un atout appréciable -, son effectif est éminemment performant. Son banc l'est également, même si l'absence, étalée sur plusieurs semaines, d'un titulaire patenté ne pourra pas toujours être palliée par la simple intronisation de son remplaçant désigné.

Sauf dans la ligne d'attaque.

Michel Preud'Homme n'a d'ailleurs pas tardé à exploiter cette relative richesse. "Mon secteur offensif est, des trois compartiments de mon équipe, celui qui me ménage le plus de possibilités de sélection, a réfléchi l'entraîneur du Standard. C'est le cas parce que les éléments qui le composent, qui sont tous valeureux mais dotés de qualités différentes, sont en forme en même temps. Ce l'est plus encore évidemment quand ces joueurs sont censés forger la différence. Quel est le critère qui peut alors faire pencher la balance à l'avantage de l'un ou de l'autre d'entre eux ? Prioritairement, leut état de fraîcheur du moment."

Michel Preud'Homme s'est entretenu du sujet avec De Camargo, Jovanovic et Mbokani, les principaux intéressés. "Je leur ai bien expliqué que, pour certains matches, je ferai tourner mes trois attaquants. Le but est de préserver leur état de fraîcheur. Je ne peux le faire évidemment qu'à partir du moment où je n'affaiblis pas l'équipe et où tous les trois évoluent à leur meilleur niveau. C'est le meilleur moyen de ne pas éliminer l'un d'eux. Quand on peut s'appuyer sur trois atouts semblables, il faut les utiliser."

Une attitude susceptible de diluer le vague-à-l'âme de Dieumerci Mbokani...



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